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vidéosurveillance

  • PRISE DE PAROLE du Président de la LDH Quimper lundi 4 mai, devant la permanence de Jean-Jacques Urvoas à Quimper.

    "Le gouvernement va proposer au vote demain, mardi 5 mai, dans le cadre d'une procédure accélérée, une loi destinée à lutter contre le terrorisme.

    Nous, la LDH, ne sommes pas contre l’idée d’un toilettage du renseignement et d’une modernisation des procédés d’écoutes. Face au terrorisme, nous avons besoin de police, de justice et de renseignements efficaces. Sauf que l'objet de cette loi est moins la lutte contre le terrorisme que la légalisation de pratiques de renseignement.

    Nous souhaitons dénoncer ce projet car :
    * Son champ d’application est très large. Il est non seulement immense mais amalgamant: du terrorisme à la défense nationale en passant par l’encadrement de mouvements de masse. Cela fait beaucoup => organisation politiques, syndicales, le mouvement associatif.

    * Les critères qui justifient le recours à l’écoute ou à la captation de données sont vagues et intrusifs. Ils vont de la « défense nationale » à la « lutte contre le banditisme » en passant par les « atteintes aux intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs » ou encore les « violences collectives »… Ils peuvent au final concerner la plupart des situations.

    * Les méthodes proposées dans ce projet de loi ne sont pas les bonnes. Les mesures de surveillance massive de type « boîte noire » sont connues pour être inefficaces dans la lutte contre le terrorisme. Elles noient les services sous des masses énormes de données, des milliers de faux-positifs et entraînent une modification des comportements des potentiels terroristes. Les mesures adoptées aux États-Unis lors du Patriot Act ont poussé dans les 10 dernières années les éléments les plus dangereux du terrorisme ou de la très grande criminalité à ne plus utiliser Internet, ou à ne l'utiliser qu'avec des méthodes d'anonymisation très poussées. On pousse les « terroristes » hors des radars de la surveillance et on surveille quand même toute la population.

    * Les protections proposées aux citoyens pour éviter les dérives sont inefficaces. L'avis de la commission de contrôle censée les protéger des abus de surveillance est consultatif, seul le Premier Ministre est décideur. Si elle n'a pas le temps de se prononcer sous trois jours, elles est automatiquement réputée être d'accord. De plus, un citoyen aura besoin de prouver « un intérêt direct et personnel » pour saisir cette commission (ou ensuite, le Conseil d’État) : comment le pourra-t-il, concernant des opérations secrètes ?

    * Enfin, elle organise un recul du cadre légal. Les autorisations relevant d’une simple décision administrative et non judiciaire. Or, l’administratif est toujours un terrain de grand arbitraire. La séparation des pouvoirs est remise en cause. L'État est juge et partie. Cela ne présente pas toute les garanties attendues d'un État de droit.

    Compte tenu de ces éléments, la LDH appelle à modifier la proposition de loi pour

    - ne garder que les dispositifs de surveillance ciblés,

    - assurer un contrôle fiable des actions menées par le renseignement,

    - donner des garanties aux citoyens sur la portée et l'utilisation des données collectées.

    Elle appelle aussi à l'organisation d'un débat républicain afin que les arguments de tous puissent être, non seulement entendus, mais pris en considération.

    Les droits fondamentaux des citoyens ne seront respectés que si l’on rétablit le principe d’un contrôle efficace et proportionné, impliquant des garanties judiciaires et une place au contradictoire préalablement à l’autorisation de mesures qui, par ailleurs, ne doivent être mises en place que dans un but strictement défini.

    Ce projet de loi peut sembler n'être qu'une petite perte démocratique à accepter en échange d'une protection contre le terrorisme. Mais la protection apportée sera inefficace et il n'y a jamais JAMAIS de "petite" perte démocratique. Les intentions du gouvernement actuel sont certainement bonnes mais c'est bientôt le 8 mai alors souvenons nous qu'il y a tout juste 70 ans, la France, l'Europe, le monde étaient en guerre. La stabilité de la démocratie exige de ne pas présumer des intentions des gouvernements dans 70 ans. Or aujourd'hui seuls les états autoritaires ont un usage efficace de la surveillance généralisée, pour identifier leurs dissidents. Qui peut dire que dans 10 ans, 30 ans, les Français n'auront pas affaire à un état policier?"

     

    Dessin: ©Miss Lilou

  • Prolongations du Concours de la Vidéo engagée - LDH Quimper

    Concours de la Vidéo engagée - date limite: 16 septembre 2013!


    NEW affiche A2 CVE LDH clap 2 - 16 septembre - copie.png

    LLigue des Droits de l'Homme Quimper organise la 2e édition du Concours de la Vidéo engagée, unique dans son genre, et cela à l’échelle nationale. 

    Aussi êtes-vous invité/e/s à exprimer, individuellement ou collectivement, vos convictions ou questionnements sur les droits de l’Humain en mettant en scène des thèmes ou situations qui vous choquent, vous touchent, vous intriguent,… dans une vidéo de 10 minutes maximum, sous forme de documentaire ou de fiction, y développant votre créativité et originalité via le médium de votre choix (téléphone portable, webcam, appareil photo ou camescope numériques, etc). 

    Ce concours est gratuit, ouvert à chacun/e, sans discrimination aucune.  

    La date limite de réception des vidéos (gravées sur cd ou dvd) est fixée au lundi 16 septembre 2013, minuit, avec bulletin d'inscription dûment rempli et le cachet de la poste faisant foi.

    Par ailleurs, la date de clôture et de remises des prix aura lieu le samedi soir 9 novembre 2013

    Toutes les informations sur le concours (projet, règlement, historique de la LDH, composition du jury et partenaires + en version imprimable: bulletin d'inscription, nébuleuse des thèmes et visuels / affiche, livret, tracts) sont dans le sommaire:

    http://videoengagee.hautetfort.com/archive/2013/06/02/sommaire-du-concours-de-la-video-engagee-ldh-quimper.html


    Des questions dont la réponse n'apparaît nulle part sur le site officiel http://videoengagee.hautetfort.com/Contactez-nous par courriel à ldh.quimper@yahoo.fr ou sur Facebook à LDH Quimper.


    Merci de partager ces informations dans vos réseaux respectifs, d'inviter vos ami/e/s et surtout de contribuer personnellement à ce concours!

    Aussi, à vos méninges, crayons, scenarii, carnets à dessin, ordinateurs, personnages et caméras, téléphone ou appareils photos! 


    Clap 1ère...

    MOTEUR...

    Ca tourne!


    "Créer, c'est résister. Résister, c'est créer." - Lucie Aubrac

  • Vidéosurveillance : halte au gâchis !

    Vidéo surveillance Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, inaugurait vendredi dernier le Centre de supervision urbain de la ville de Marseille.  

    "Il ne faut pas avoir peur de la vidéoprotection", a insisté le ministre, soulignant que "les bénéfices en matière de sécurité sont incontestables". "La vidéoprotection accompagne, elle ne remplace pas les effectifs sur le terrain", a-t-il souligné. 

    Ce projet qui a coûté 9 millions d'euros a été cofinancé par l'Etat à hauteur de 3,7 millions. Cent-quatre-vingts caméras ont été installées dans l'hyper-centre de Marseille, l'objectif étant d'en installer 1000 d'ici la fin de 2014. Les images qu'elles enregistrent sont exploitées par des agents de la police municipale. 

    Jean-Claude Gaudin, maire UMP de la ville, a qualifié ce dispositif de "grand pas franchi dans la lutte contre l'insécurité", soulignant qu'à terme des caméras se trouveraient " dans tous les noyaux villageois" qui constituent la ville. 

    Lors d'un débat organisé à Saint-Renan septembre 2009, Jean-Jacques Urvoas, aujourd'hui président de la commission des lois de l'assemblée donnait un éclairage interessant sur la vidéosurveillance partagé par la Ligue des Droits de l'Homme :

    "Comme toute politique responsable, la vidéosurveillance doit pourtant être évaluée au regard de son coût, de son impact réel sur le renforcement de la sécurité mais aussi de son cadre légal concernant la protection des libertés individuelles. Or sur tous ces aspects, la vidéosurveillance n’est aujourd’hui pas un dispositif satisfaisant. Le cadre légal de protection des libertés n’a que peu évolué depuis 15 ans, alors que la vidéo surveillance connait un essor inégalé sur les récentes années tant en terme technique que de présence sur la voie publique."

    Après les lois LOPPSI de Nicolas Sarkozy, le gouvernement semble vouloir poursuivre la mise en place d'un système de surveillance des citoyens. L'objectif est, ici encore, de flatter un sentiment d'insécurité. Comme nous l'avons déjà dit sur ce blog, la vidéo surveillance est de la poudre aux yeux. Les solutions pour une plus grande sécurité sont à trouver dans l'humain. Nous espérons que le gouvernement retouvera la raison et trouvera des solutions efficaces contre l'insécurité. 

  • Vidéosurveillance à Plonéour : lettre ouverte au maire

     vidéosurveillance, Plonéour, liberté public, liberticideMonsieur le Maire, 

    La Ligue des Droits de l'Homme de Quimper vient d'apprendre avec stupéfaction que la question de la vidéo surveillance revenait à l'ordre du jour dans votre commune. Le mardi 25 septembre votre conseil municipal s'est prononcer sur l'installation de dispositifs de vidéo-surveillance. Vous y avez d'ailleurs détaillé les zones prioritaires à surveiller :

     

    • la Halle Raphalen, qui reçoit de nombreuses manifestations nécessitant des mesures particulières de gardiennage, ainsi que le bâtiment l'Usine, et les extérieurs,

     

    • la garderie péri-scolaire Pierre Marie Riou et le stade de l'école (notamment les vestiaires en extérieur), - le stade municipal de Pen ar Prat (tribunes et vestiaires en extérieur),

    • les maisons de l’enfance et de la petite enfance (extérieurs),

     

    • l'école élémentaire publique (extérieurs et garderie périscolaire),

     

    • l’ensemble Mairie, Salle polyvalente-restaurant municipal et école maternelle (extérieurs),les services techniques municipaux,

    • les salles omnisports.

     

    Sous les masques rassurants de la « vidéoprotection » et de la « vidéotranquillité », les caméras de surveillance vont donc proliférer dans votre commune. Malgré le faible impact des caméras, jamais durable et vite contourné, vous persistez dans cette voie. Nous tenons à vous rappeler qu'aucune caméra ne peut remplacer la présence humaine. Inefficace et coûteuse, l’inflation de la vidéosurveillance est surtout liberticide. Non seulement l’enregistrement de l’image d’une personne sans son consentement est une atteinte à la vie privée, protégée par la Convention européenne des droits de l’Homme et par l’article 9 du Code civil, mais le projet de suivre en permanence les allées et venues de chacun n’est pas compatible avec une société de libertés.

     

    Prétendre que celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre de la vidéosurveillance, c’est faire de chacun de nous un suspect potentiel qui devra s’expliquer sur sa présence là où on l’a filmé à son insu, remplacer le principe constitutionnel de présomption d’innocence par une logique de contrôle généralisé de la population.

     

    La Ligue des droits de l’Homme de Quimper vous demande de reconcidérer cette question et appelle administré à s’opposer à la mise en place de système de surveillance dans leur commune et à ne pas cautionner cette dérive liberticide.

     

    Stéphane lenoêl

     Président de la LDH Quimper