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  • Le mauvais marronnier de l'été

      

     
    L’occupation illicite d’un terrain communal par les gens du voyage n’est pas une première à Quimper. C'est un sujet qui mérite un travail sur le  fond, en lien avec les obligations relatives aux aires dédiées aux gens du voyage (et dont nous reconnaissons que la ville et son agglo remplissent pleinement). Aussi nous ne pouvons que regretter que ce sujet puisse faire l’objet d’une mise en scène dans son traitement, sur le mode bombage de torse avec arrière plan de caravanes en photo. Nous ne frôlons pas le cliché, nous sommes en plein dedans. 
     
    Les voyageurs sont trop souvent considérés comme des français entièrement à part et non comme des Français à part entière en raison de leur culture et de leur mode de vie. Victime de discrimination et de la crise, ils s’approchent des villes pour travailler. L'été, le travail se concentre sur les lieux de tourisme : il n'y a pas que la population sédentaire qui augmente sur le littoral cornouaillais.
    Il s’agit aujourd’hui de trouver des solutions pérennes afin de répondre à ces enjeux. Si le droit doit être appliqué, cela doit se faire sans stigmatisation, avec l’ensemble des moyens mis à la disposition des autorités publiques et dans un cadre élargi, celui du Finistère-Sud...
  • Pour un avenir solidaire

    avenir solidaire, LDH, européennes, solidarité, quimperLes résultats des européennes ne constituent pas un séisme. C’est une étape de plus d’un processus long entamé il y a déjà une trentaine d’années. L’incapacité des gouvernements à traiter les origines des crises économiques, sociales et environnementales, enfermés dans une logique ordo-libérale, provoque un désintérêt massif des citoyens qui ne croient plus à la possibilité de changer le monde. De leur côté, les nationaux-populistes proposent une voie autoritaire dans le rejet de l’autre et le repli.

    Nous pensons pour notre part que c’est dans l’égalité des droits et la liberté, dans une redéfinition du paradigme économique et le renforcement de la solidarité que se trouve la solution d’un avenir solidaire.

    Rejoignez la LDH et l’appel pour un avenir solidaire, pour construire dans un temps long, où la personne humaine, dans toute sa dignité, est au centre du projet.

    http://avenirsolidaire.org/

    http://www.ldh-france.org/

     

    ldh.quimper@yahoo.fr ; 06 70 21 27 21

  • Marche pour l'égalité, samedi 30 novembre 15 heures, Quimper

    egalité, rassemblement, quimper, 30 novembreLes valeurs républicaines sont aujourd’hui menacées par la banalisation et la multiplication des manifestations d’intolérance.

    Face à l’émergence d'une société de la haine et du rejet de l'autre, nous Citoyens, nous Organisations, appelons à un rassemblement unitaire et festif le samedi 30 novembre, à Quimper, pour rappeler que le vivre ensemble repose sur un socle inaliénable et universel fondé sur l'égalité et le respect de la personne humaine.

    Rendez-vous à 15h, place St Corentin. Nous marcherons jusqu'à l'esplanade François Mitterrand, pour réaffirmer les valeurs de notre République - Liberté, Egalité, Fraternité –plus que jamais nécessaires pour affronter les crises multiples qui menacent la cohésion de notre société.

    Cet appel, ce n'est pas les jacobins contre les girondins. Nous sommes bretons, français, européens, citoyens du monde mais avant tout égaux en dignité et en droits. Cette marche, elle se veut sous l'empire de ce mot d'ordre, celui de la déclaration universelle des droits de l'homme, ou encore celle de la convention européenne des droits de l'homme, ni plus, ni moins. 
    Ce n'est pas la République contre la Bretagne, un camp contre l'autre, c'est l'affirmation collective que nous faisons reposer nos valeurs sur ce principe simple mais pourtant bafoué de nos jours : 1 personne humaine = 1 personne humaine.
    Ce n'est pas le Gwenn ha du contre le drapeau tricolore, l'un et l'autre y ont autant leur place. S'il ne devait y en avoir qu'une seule bannière ce serait celle de la paix, de la justice et de l'égalité.

     
    Contact : ldh.quimper@yahoo.fr / 06 70 21 27 21

  • Pour l'égalité, rassembler contre le racisme et les idées d’extrême droite

    Après la une du journal Minute, après les incidents qui ont marqué la commémoration nationale du 11 novembre, on constate partout une forte envie d’agir et de se rassembler contre les manifestations de racisme et de l’extrême droite. Cela s’est vérifié à Angers où, avec la Ligue des droits de l’Homme, associations, organisations syndicales et politiques se sont rassemblées autour des valeurs de la République. Cela se traduit par les plaintes déposées contre le journal Minute et par la saisine du procureur de la République par le Premier ministre. Dans le même temps, une série de manifestations et de rassemblements sont proposés pour peser avec force dans le débat public.

     

    La LDH se félicite de ce sursaut salutaire et des diverses formes qu’il adopte ; au-delà des actions juridiques, elle entend construire une démarche pleinement citoyenne, englobant dans une même condamnation, les attaques racistes ainsi que les actes et propos qui en ont permis la maturation.

     

    Car s’en tenir à la seule une de Minute serait permettre à trop de forces et de responsables de s’exonérer à bon compte de leurs responsabilités. Elle engage donc ses militantes et militants, ses sections et fédérations à assumer la vocation de force de rassemblement de la LDH ; partout, à inviter ou participer à des réunions pour permettre les expressions et manifestations les plus larges et les plus déterminées contre le racisme et les dérives d’extrême droite.

     

     

    Elle entend, enfin, contribuer, à sa place, aux processus pouvant permettre une expression forte, unitaire et visible de ce sursaut citoyen ; à cet égard, elle estime que le 3 décembre, date anniversaire de l'arrivée à Paris de la Marche pour l'égalité et contre le racisme, peut être l'occasion d'un grand rassemblement à Paris, place de la République ; elle rappelle, enfin, que le 7 décembre, date choisie par nombre de forces pour faire revivre l’esprit de la Marche, est d’ores et déjà placé sous le signe de l'égalité, de la défense de la démocratie et de la République.

  • Vidéosurveillance : halte au gâchis !

    Vidéo surveillance Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, inaugurait vendredi dernier le Centre de supervision urbain de la ville de Marseille.  

    "Il ne faut pas avoir peur de la vidéoprotection", a insisté le ministre, soulignant que "les bénéfices en matière de sécurité sont incontestables". "La vidéoprotection accompagne, elle ne remplace pas les effectifs sur le terrain", a-t-il souligné. 

    Ce projet qui a coûté 9 millions d'euros a été cofinancé par l'Etat à hauteur de 3,7 millions. Cent-quatre-vingts caméras ont été installées dans l'hyper-centre de Marseille, l'objectif étant d'en installer 1000 d'ici la fin de 2014. Les images qu'elles enregistrent sont exploitées par des agents de la police municipale. 

    Jean-Claude Gaudin, maire UMP de la ville, a qualifié ce dispositif de "grand pas franchi dans la lutte contre l'insécurité", soulignant qu'à terme des caméras se trouveraient " dans tous les noyaux villageois" qui constituent la ville. 

    Lors d'un débat organisé à Saint-Renan septembre 2009, Jean-Jacques Urvoas, aujourd'hui président de la commission des lois de l'assemblée donnait un éclairage interessant sur la vidéosurveillance partagé par la Ligue des Droits de l'Homme :

    "Comme toute politique responsable, la vidéosurveillance doit pourtant être évaluée au regard de son coût, de son impact réel sur le renforcement de la sécurité mais aussi de son cadre légal concernant la protection des libertés individuelles. Or sur tous ces aspects, la vidéosurveillance n’est aujourd’hui pas un dispositif satisfaisant. Le cadre légal de protection des libertés n’a que peu évolué depuis 15 ans, alors que la vidéo surveillance connait un essor inégalé sur les récentes années tant en terme technique que de présence sur la voie publique."

    Après les lois LOPPSI de Nicolas Sarkozy, le gouvernement semble vouloir poursuivre la mise en place d'un système de surveillance des citoyens. L'objectif est, ici encore, de flatter un sentiment d'insécurité. Comme nous l'avons déjà dit sur ce blog, la vidéo surveillance est de la poudre aux yeux. Les solutions pour une plus grande sécurité sont à trouver dans l'humain. Nous espérons que le gouvernement retouvera la raison et trouvera des solutions efficaces contre l'insécurité. 

  • Conférence-débat : le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers - lundi 25 mars à 20 heures aux halles Saint François, Quimper

    droit de vote, résidents étrangers, LDH, Quimper, 25 mars 2013Conférence-débat : le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers, c’est maintenant !
     
    Les sections locales de Quimper, Concarneau, Quimperlé et Riec de la Ligue des Droits de l’Homme vous invitent à la conférence-débat qu’elles organisent le lundi 25 mars à  20h00  aux halles Saint François de Quimper, autour de la thématique du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales.
     
    Cette conférence sera animée par Vincent Rebérioux, membre des instances nationales de la LDH et chargé de la campagne sur le droit de vote des résidents étrangers.
     
    A l’issue de cette conférence, nous invitons l’ensemble des organisations signataires de l’appel droitdevote2014.org à se constituer en un comité local pour mener la campagne ensemble.

  • Logement - Premiers résultats du compte à rebours du Collectif des associations unies

    Premiers résultats du compte à rebours du Collectif des associations unies

    Premiers résultats du compte à rebours du Collectif des associations unies
    A J+21 après le Cile, les plans territoriaux de lutte contre le mal-logement ne sont pas en ordre de marche 
    Communiqué du Collectif des associations unies, dont la LDH est membre. 
    Alors que les plans territoriaux de sortie de l’hiver doivent être rendus pour le 15 février par les préfets de régions à la ministre de l’Egalité des territoires et du Logement, le Collectif des associations unies publie ce lundi les premiers résultats de son compte-à-rebours*

    En septembre 2012, à la veille de l’annonce d’un nouveau plan hivernal et d’une conférence de lutte contre la pauvreté, le collectif des associations unies avait alerté le gouvernement sur la mise en place d’un plan d’envergure pour donner des perspectives aux personnes les plus fragiles. Cette demande, entendue par le Premier ministre, a abouti à l’annonce de la mise en place des projets territoriaux de sortie de l’hiver, pilotés par les préfets. Leur objectif : mettre en œuvre des réponses territorialisées, adaptées quantitativement et qualitativement aux besoins recensés, afin de rompre résolument avec les solutions de mise à l’abri indignes et inadaptées et avec « la politique du thermomètre ».

    Constatant un flottement dans la mise en œuvre effective de ces plans, et le silence de la circulaire hivernale pour détailler cette mesure, les associations ont réitéré leurs inquiétudes à l’automne, lors de la conférence nationale de lutte contre la pauvreté. En effet, force est de constater que la dynamique ne s’est lancée sur les territoires, qu’après la publication de la circulaire du 4 janvier 2013 précisant aux préfets la méthode et le calendrier des plans territoriaux de sortie de l’hiver. Afin de suivre les avancées de cette démarche, le Collectif des associations unies met en place un compte-à-rebours. Des acteurs associatifs ont été interrogés pour rendre compte de l’avancée de la démarche sur chaque territoire. Il s’agissait dans un premier temps de comprendre si une dynamique est lancée, de quelle manière, avec quels acteurs et surtout si elle parvient à mettre fin à la gestion saisonnière de l’exclusion : un diagnostic des besoins de l’ensemble des publics est-il réalisé, quelles préconisations sont faites ? Des solutions sont-elles mobilisées ?

    Des premiers résultats peu encourageants :

    - Une réunion de lancement des Plans Territoriaux de Sortie de l’Hiver a eu lieu dans la majorité des départements mais elle ne remplit que partiellement les objectifs de concertation et de recensement des besoins et de l’offre disponible

    Ainsi, dans les 2/3 des départements de l’échantillon, l’ensemble des acteurs concernés n’a pas été associé (sont le plus souvent absents : les acteurs du logement d’insertion, de la santé, de la justice, de l’asile, ainsi que les personnes accueillies elles-mêmes).

    Dans seulement sept des départements, la méthodologie proposée est jugée satisfaisante par les acteurs interrogés alors que dix d’entre eux l’estiment flou ou incomplète.

    - Si le diagnostic des besoins est engagé sur la majorité des départements enquêtés, leur périmètre ne concerne pas l’ensemble des situations de mal-logement mais principalement les personnes mises à l’abri dans le cadre du plan hivernal.

    Les diagnostics réalisés ne se font pas à 360°, c’est-à-dire qu’ils n’incluent pas toutes les situations de mal-logement ou d’absence de logement (comme cela était préconisé par les associations dans le rapport préparatoire à la conférence nationale de lutte contre la pauvreté « Pour un choc de solidarité en faveur des sans-abri et des mal-logés »). En effet, même si la circulaire du 4 janvier 2013 rappelle qu’une réponse immédiate et structurelle adaptée au territoire est nécessaire, elle reste très centrée sur les publics mis à l’abri dans le cadre du plan hivernal.

    - Le collectif souhaite attirer l’attention sur l’inadéquation entre les objectifs des PTSH et leur réalité.

    Plusieurs enseignements du « compte-à-rebours » des associations unies engendrent de fortes inquiétudes sur la portée réelle de ces plans : 
    - le retard pris dans leur mise en œuvre (seulement sept départements sur vingt ont fait des préconisations sur les solutions à mobiliser). Par ailleurs, ces dernières semblent souvent éloignées de l’objectif prioritaire d’accès au logement, 
    - les PTSH devaient constituer une garantie de non remise à la rue au printemps prochain, objectif qui semble donc aujourd’hui compromis, 
    - l’accueil inconditionnel n’est pas respecté sur l’ensemble des territoires ; 
    - la répartition des budgets dédiés à l’hébergement et au logement a déjà été fixée alors que ces plans n’en sont qu’à leur début. Dans ce contexte, les moyens ne pourront être adaptés aux besoins évalués sur les territoires.

    Le Collectif des associations unies espère que les faiblesses pointées par son compte-à-rebours seront prises en compte dans le cadre du suivi du plan de lutte contre la pauvreté. Les plus fragiles de notre pays méritent une attention toute particulière et attendent des solutions adaptées à leurs situations, et qu’enfin on leur redonne des perspectives.

    * basé sur un échantillon d’une vingtaine de départements : le Gard, l’Indre-et-Loire, les Hautes-Pyrénées, l’Yonne, le Val-de-Marne, le Rhône, la Haute-Garonne, la Loire-Atlantique, le Nord, Paris, le Bas-Rhin, la Charente, la Gironde, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, la Côte-d’Or, Le Maine-et-Loire, le Pas-de-Calais et le Tarn-et-Garonne.

    Paris, le 11 février 2013.

    http://www.ldh-france.org/Premiers-resultats-du-compte-a.html