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logement

  • Communiqué LDH Quimper sur les migrants

    Cette rentrée est marquée pour nous tous par la dureté de ce que subisse les migrants et la faiblesse des réponses apportées par l'Europe. C'est pourquoi nous avons décidé de rédiger ce communiqué que nous faisons parvenir aux élus des différentes municipalités de Cornouaille afin qu'ils prennent position en faveur de l'accueil des migrants ainsi qu'à la presse. Nous attendons leurs réponses et  en fonction de celles-ci nous appellerons à un rassemblement dans la semaine.
     
    Une photo aura suffi pour que nombre d’européens arrêtent de détourner la tête d’une situation humanitaire qui s’est durablement installée autour de la Méditerranée. L’afflux de réfugiés doit être organisé de la manière la plus efficace et la plus solidaire possible. L’Europe a l’occasion de montrer que l’humanisme dont elle se dit le creuset n’est pas un vain mot.

    Demander l’asile, un refuge n’est jamais anodin: c’est la mort, la famine que l’on veut mettre derrière soi, en espérant pouvoir revenir chez soi quand la situation s’améliorera.

    A très court terme, les règles relatives au droit d’asile telles qu’organisées par la directive dite Dublin 2 doivent être suspendues pour permettre un accueil sur l’ensemble de l’espace Schengen.

    Les Etats européens doivent assurer solidairement un accueil des réfugiés. La France, qui ironiquement est en train de légiférer sur son nouveau code d’entrée et de séjour des étrangers, qui conforte les logiques de durcissement, doit prendre sa part, sans traîner les pieds.

    Nous appelons le territoire de Quimper à s’organiser pour ouvrir un accueil digne. Les communes doivent participer à cette organisation: de nombreux particuliers sont prêts à ouvrir leur maison, à proposer leurs services, ils ne savent pas forcément vers qui se tourner.

    Néanmoins, cela ne doit pas faire oublier qu’au-delà des crises syriennes et libyennes, de nombreux conflits et de nombreuses dictatures obligent des hommes, des femmes et des enfants à fuir leurs pays et à chercher refuge dans des zones plus sures. Le droit d’asile est un droit inaliénable de l’humanité, que l’Europe et plus particulièrement la France ne sauraient vider de son sens. Eriger des murs est une réponse qui s’apparente à une politique de l’autruche: nous ne pouvons pas nous détourner de l’état du monde et construire un prétendu ilot de prospérité.

    On juge les gens dans l’histoire à leurs actes: agissons pour que l’Histoire nous rappelle que nous n’avons pas failli.
     
    Pour la LDH Quimper, Stéphane Blondin

  • Prolongations du Concours de la Vidéo engagée - LDH Quimper

    Concours de la Vidéo engagée - date limite: 16 septembre 2013!


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    LLigue des Droits de l'Homme Quimper organise la 2e édition du Concours de la Vidéo engagée, unique dans son genre, et cela à l’échelle nationale. 

    Aussi êtes-vous invité/e/s à exprimer, individuellement ou collectivement, vos convictions ou questionnements sur les droits de l’Humain en mettant en scène des thèmes ou situations qui vous choquent, vous touchent, vous intriguent,… dans une vidéo de 10 minutes maximum, sous forme de documentaire ou de fiction, y développant votre créativité et originalité via le médium de votre choix (téléphone portable, webcam, appareil photo ou camescope numériques, etc). 

    Ce concours est gratuit, ouvert à chacun/e, sans discrimination aucune.  

    La date limite de réception des vidéos (gravées sur cd ou dvd) est fixée au lundi 16 septembre 2013, minuit, avec bulletin d'inscription dûment rempli et le cachet de la poste faisant foi.

    Par ailleurs, la date de clôture et de remises des prix aura lieu le samedi soir 9 novembre 2013

    Toutes les informations sur le concours (projet, règlement, historique de la LDH, composition du jury et partenaires + en version imprimable: bulletin d'inscription, nébuleuse des thèmes et visuels / affiche, livret, tracts) sont dans le sommaire:

    http://videoengagee.hautetfort.com/archive/2013/06/02/sommaire-du-concours-de-la-video-engagee-ldh-quimper.html


    Des questions dont la réponse n'apparaît nulle part sur le site officiel http://videoengagee.hautetfort.com/Contactez-nous par courriel à ldh.quimper@yahoo.fr ou sur Facebook à LDH Quimper.


    Merci de partager ces informations dans vos réseaux respectifs, d'inviter vos ami/e/s et surtout de contribuer personnellement à ce concours!

    Aussi, à vos méninges, crayons, scenarii, carnets à dessin, ordinateurs, personnages et caméras, téléphone ou appareils photos! 


    Clap 1ère...

    MOTEUR...

    Ca tourne!


    "Créer, c'est résister. Résister, c'est créer." - Lucie Aubrac

  • Appel sur le logement : le changement, c’est maintenant

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    Le logement est un droit fondamental de la personne humaine qu’une société se doit de garantir à ses membres. C’est un bien de première nécessité.

    Le logement est tout autant une fin qu’un moyen. Il constitue un droit primordial pour pouvoir exercer tous les autres, il permet à l’individu de s’émanciper et de réaliser son projet de vie, il est également un facteur de stabilité important. A contrario, son absence ou la difficulté à se loger, notamment dans des conditions décentes, à pouvoir assumer un loyer, participent du mal être de l’individu.

    Il y a souvent une double peine avec le logement.  La pauvreté et la précarité empêche l’accès au logement, et le logement lui-même peut devenir une charge qui fait plonger l’individu, au travers de son coût ou de son insalubrité.

    La trêve hivernale se termine mais la situation ne change pas pour autant :

    En France, aujourd’hui, 3,651 millions de personnes sont mal logées (SDF, habitation de fortune, conditions de logement très difficile), 5,154 millions de personnes sont fragilisées par la crise du logement (copropriétés en difficulté, locataires en impayés…), le taux d’effort moyen des ménages dans le parc privé d’un ménage avec deux enfants est de 49,6 % (49,6 % du budget familial est consacré au logement, il est de 22,9 % sur le parc social). Quand les prix à la consommation ont augmenté de 19% de 2000 à 2010, les prix des logements anciens ont évolué de 107 %,  dans le parc privé de 47 % et pour les HLM de 29 %. La part consacrée au logement, autant à la location qu’à l’achat, a ainsi progressé dans le budget des ménages et d’autant plus pour les classes populaires et les classes moyennes.

    Pour les ménages les plus modestes, 73 % des revenus (loyer, charges locatives, énergies..) sont pré-engagés avant même qu’ils ne tombent sur le compte en banque contre 40 % pour les classes moyennes et 32 % pour les ménages les plus aisés. Et ce que la statistique ne montre pas de prime abord c’est que le pourcentage disponible restant s’applique sur des revenus différents. Un ménage qui gagne 1 000 € aura un reste à vivre de 270 € quand celui qui détient 2 500 € aura encore 1 000 € et celui ayant 5 000 € de revenus détiendra encore 1 600 €. La réalité qui se cache derrière la statistique est terriblement cruelle…

    La crise amplifie déjà ces tendances de fonds et les réponses à apporter doivent être à la mesure du défi qui se pose, il en va autant de la justice que de la cohésion sociale, dans l’intérêt de tous.

    La réponse ne pourra pas être unique, seul un ensemble de mesures permettra de concrétiser une politique du logement efficace et au service de la justice sociale. De même, il faudra un courage politique qui a souvent manqué pour transformer l’essai. Enfin, tous les acteurs de cette politique devront jouer le jeu.

    Au niveau national,

    C’est le fléchage des dispositifs financiers sur le logement social, et plus particulièrement pour les publics les plus fragiles qui doit être privilégié. Les dispositifs du type Besson, Scellier et Duflot, qui se succèdent, ne sont pas les bons outils pour répondre à la crise actuelle.

    Il est nécessaire de construire dans le logement social pour les revenus les plus modestes pour permettre de faire tomber la pression de l’occupation et par effet domino de détendre l’offre pour les classes populaires et les classes moyennes en libérant des logements. C’est autant la qualité (catégorie) des logements que la quantité qui fait partie de la résolution de l’équation du problème.

    A ce titre, le surcoût engendré par les normes, notamment environnementales, doit être pris en charge par la solidarité nationale pour ne pas aboutir à un prix de location trop élevé pour les ménages modestes. Notons au passage que la poursuite des efforts pour réaliser un parc de logements peu énergétivores est une bonne réponse à la problématique des charges trop élevées, notamment en matière de chauffage.

    Nous appelons à une véritable politique nationale plaçant le droit au logement à un niveau constitutionnel, faisant de ce même droit un bien de première nécessité, permettant à l’Etat de réaliser une politique ambitieuse, notamment en terme d’instrument pour permettre une politique foncière d’envergure, une planification et un interventionnisme plus que nécessaire, notamment dans les zones de tension et un système de financement digne de ce nom.

     La Solidarité Nationale dans le financement de cette politique doit être la pierre angulaire et passe notamment par un  redéploiement des moyens mis en œuvre.

    L’arbitrage doit se faire entre aide à la pierre et aide individuelle à l’acquisition et non entre hébergement d’urgence et logement pérenne. Mobiliser les moyens sur le logement social, notamment pour les populations les plus fragiles, investir dans le l’hébergement d’urgence, c’est permettre de relâcher la pression pour l’ensemble. Construire oui, mais en appréciant la qualité et la localisation pertinente.

    Le mythe d’une France de propriétaires ne saurait être perpétué aveuglément. Le libre choix doit présider en étant conscient de la limite que la propriété introduit pour les populations les plus fragiles : Elle peut devenir une charge qui précipite dans la pauvreté : frein à la mobilité pour accepter un emploi, frein à la réactivité notamment en cas de changement dans les revenus.

    C’est bien le parc locatif qui doit être aidé par la solidarité nationale, comme garantie d’un logement pour tous, d’un logement décent pour tous. La solidarité nationale doit également jouer comme garantie et cautionnement, dans le parc locatif qu’il soit public ou privé.

     

    Sur le plan local :

    Chaque territoire connaît des spécificités, des tensions plus ou moins fortes, des problématiques et des synergies singulières.

    Au niveau du Finistère, et plus particulièrement de la région de Quimper,  il faut partir du diagnostic du territoire. Si les tensions sont moins fortes que dans d’autres centres urbains, des risques sont clairement identifiés, et des spécialisations de territoire apparaissent, notamment entre la ville-centre et la périphérie.

    Le chômage, les séparations, la précarité, la monoparentalité, les accidents de vie, la marginalisation et l’exclusion conduisent nombre de nos concitoyens dans des situations critiques. Au-delà de la qualité du parc locatif et sa taille, les dispositifs d’accompagnement, de suivi et d’alerte sont à mettre au cœur d’une politique du logement pour tous.

    A l’instar des objectifs nationaux, l’effort sur le logement doit porter prioritairement sur le logement social, notamment sur le PLAI (Prêt locatif aidé d’intégration). Plus que l’aide au locataire ou au propriétaire, c’est l’aide à la construction qui doit être privilégiée et permettre des prix de sortie abordable pour les populations les plus en difficulté dans l’accès et le maintien en logement.

    De même, les aides à la rénovation doivent permettre, par une dégressivité en fonction des revenus, de lutter contre la précarité énergétique notamment, qui constitue un des facteurs de déstabilisation des ménages et des individus.

    Parallèlement, il faut travailler à la mise en place de Garantie aux propriétaires pour les logements conventionnés accueillant les populations les plus fragiles.

    L’accompagnement social, pour rendre effectif un droit au logement en lien,  doit être renforcé et articulé avec les dispositifs relatifs à l’emploi ou les dispositifs de prise en charge par la solidarité nationale. Le tissu associatif est ici une chance pour notre territoire et les synergies doivent être encouragées et promues.

    La réquisition est possible, moyennant une juste compensation des propriétaires. Elle peut permettre de régler des problématiques de moyen terme, qui aujourd’hui sont traitées au coup par coup, comme par exemple l’achat de nuitées d’hôtel.

    Traiter chaque problématique sur sa bonne temporalité, c’est un gage de réussite.



    La question des Gens du voyage est également à traiter rapidement. La paupérisation d’une frange de plus en plus importante devrait alerter sur les limites des réponses aujourd’hui apportées. L’approche manichéenne, aires de passage temporaires ou sédentarisation dans du dur doit être revue. La sédentarisation peut se réaliser dans le cadre  de programmes particuliers tels que des terrains familiaux en location sociale et en accession à la propriété. Le respect du mode de vie est primordial pour travailler en confiance et permettre l’intégration et notamment la scolarisation continue des plus jeunes.

    La politique du logement, c’est un travail dans la dentelle, qui nécessite un effort collectif, de multiples actions, de la plus petite à la plus grande, et de fait, un échange permanent entre tous les acteurs.

    En ce jour de fin de la trêve hivernale, nous appelons les différents acteurs à se réunir pour échanger et proposer des plans d’action concrets sous la conduite des autorités publiques qui doivent tenir entièrement leur rôle : être les pilotes et les animateurs d’une politique du logement pour tous.


    Courriel envoyé à :

    -          Secours populaire 29, Croix rouge Quimper, Secours Catholique, Urgence pour un toit, Habitat et humanisme

    -          Préfecture du Finistère, CG 29, Quimper Communauté, Pays de Fouesnant, CC Pays Bigouden SUD, CC Haut Pays Bigouden, CC Pays Glazik, CC Douarnenez, CC Cap Sizun.

    -          OPAC Quimper Cornouaille, Habitat 29, le logis-breton…

    -              Le Télégramme, Ouest-France