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Quimper - Page 3

  • APPEL AU RASSEMBLEMENT DITES OUI à L’EGALITE à QUIMPER PLACE SAINT CORENTIN SAMEDI 19 JANVIER 2013 - 15h

    mariage, égalitéLes 15 et 16 décembre 2012 lors des 18 manifestations partout en France, nous étions 200 000 dans les rues pour dire Oui à l’égalité, pour manifester notre volonté que tous les couples, hétéros comme homos, soient légalisés, pour que tous les enfants vivant dans ces familles aient les mêmes droits, les mêmes protections.


    Lors de sa campagne, le Président de la République François Hollande s’était engagé à lutter sans concession contre toutes les discriminations et à ouvrir de nouveaux droits : droit au mariage civil à tous les couples, extension des possibilités de partage de l’autorité parentale pour protéger les liens entre un enfant et l’adulte qui l’élève sans être son parent biologique ou adoptif, droit à l’adoption aux couples de même sexe, droit pour tous les couples à l’assistance médicale à la procréation,...


    Cette simple mesure d’égalité changera la vie de milliers de familles, elles n’auront plus à expliquer à leurs enfants pourquoi leurs deux parents n’ont pas les mêmes droits sur eux. Par contre, elle ne changera rien dans le quotidien des Français puisque ces situations existent déjà ! Depuis plusieurs mois maintenant, nous constatons une réactivation des discriminations et stigmatisations liées à l’orientation sexuelle, émanant en particulier de personnages publics, religieux et politiques,... faisant écho à une certaine partie de la société française. Cette situation inquiétante nous donne une raison supplémentaire d’encourager et de soutenir le gouvernement, une raison de plus d’être dans la rue pour lutter contre l’homophobie car il est essentiel que nous nous levions aussi pour préparer l’avenir des futures générations françaises dans l’ouverture et le respect de chacun/e. Par notre présence le 19 janvier 2013 à 15h, place Saint Corentin à Quimper, nous demandons au gouvernement, aux députés, aux parlementaires de tenir avec volontarisme et enthousiasme, l’engagement du Président de la République et de voter au plus vite cette loi ouvrant de nouveaux droits tout en luttant contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle.

    Premiers signataires : Rainbow Brest - Ligue des Droits de l’Homme - Homosexualités et Socialisme

     

  • Droit de vote des résidents étrangers, en 2013, c'est la bonne?


    droit de vote.jpgParmi les vœux que l’on peut exprimer pour la nouvelle année, il en est plusieurs dont nous espérons qu’ils ne resteront pas pieux.

    Parmi ceux-là, le droit de vote pour les résidents étrangers constituera autant la réalisation d’une revendication déjà ancienne qu’une prise de température de l’état de notre démocratie.

    Revendication ancienne car elle est mise à l’agenda depuis déjà une trentaine d’année, et sans cesse repoussée. S’il est vrai que la gauche ne bénéficie pas de la majorité des 3/5 au congrès et que l’état de l’opinion sur cette question peut être qualifié de frileux, pour ne pas dire d’hostile, le courage en politique incline à se battre, à convaincre, à monter au filet. Les combats politiques qu’on ne mène pas ne sont jamais gagnés, c’est une évidence ! Lutter contre le climat xénophobe qui s’est emparé de l’Europe et de la France passe par des actions positives, une fierté assumée des valeurs  démocratiques et d’ouverture aux autres, certainement pas par une mise sous le boisseau de toutes les questions qui clivent avec la droite extrême et l’extrême droite. Il faut au contraire occuper l’espace et renverser la vapeur. L’éducation d’un corps politique passe aussi par ce genre de combat.

    Sur le fond, le droit de vote des étrangers va obliger chacun d’entre nous à être interpellé et à se poser la question de ce qui fonde la citoyenneté, ce qui la différencie de la la nationalité, chacun devra également s’interroger sur son rapport à l’autre.

    La citoyenneté est le fait pour une personne d’être reconnu comme membre d’une cité nourrissant un projet commun auquel il souhaite prendre part, citoyenneté à laquelle sont attachés des droits et de devoirs. Parmi les droits, celui de choisir ses représentants, ou dans le cas de la démocratie directe de prendre part à la décision par le vote. Parmi les devoirs, c’est de contribuer aux utilités publiques par le biais des impôts. Si citoyenneté et nationalité se recoupent souvent, elles ne sont pas totalement substituables. Un national peut avoir toutes les prérogatives de la citoyenneté, mais pour de nombreuses raisons (peine judiciaire, âge) les droits qui y sont attachés peuvent être amoindris. Au sein de l’Union Européenne, la nationalité d’un état membre donne accès à une deuxième citoyenneté, l’européenne.  Le citoyen règle ses impôts, ses cotisations sociales qu’il a librement consenties collectivement par le choix de ses représentants. Par ses représentants le citoyen fixe le montant et l’affectation des dépenses publiques ainsi que le produit permettant de les financer, au travers de l’assiette et de la quotité de l’impôt.

    Et c’est là que le bât blesse : des individus participent tous les jours à la vie de la cité, participent au financement de la solidarité nationale mais ne peuvent pas prendre part au choix, notamment locaux.

    Les résidents étrangers, mis à part ceux de l’union européenne, n’ont en effet pas le droit de vote aux élections locales. Certains donnent comme argument que pour bénéficier de la citoyenneté, ces résidents devraient demander la nationalité française. C’est un argument fallacieux qu’une analyse un peu approfondi met en pièce.

    Un résident étranger ne souhaite pas ou ne peut tout simplement pas acquérir la nationalité française. Soit qu’il soit de passage, qu’il souhaite garder sa nationalité car il a conservé la majeure partie de ses intérêts (famille, patrimoine…) dans son pays d’origine ou que tout simplement la loi ne lui offre pas les conditions de devenir français. Mais il contribuera tout autant qu’un national à la vie du pays. A contrario, il est des nationaux qui quittent le pays pour ne pas participer à l’effort de solidarité nationale, les fameux exilés fiscaux, qui conservent cependant le droit de vote, comme quoi le lien national et citoyen n’est pas si évident que cela…

    Ce n’est pas mettre en péril l’édifice démocratique que d’instaurer le droit de vote des résidents étrangers, c’est au contraire le solidifier, en permettant que le corps électoral soit représentatif de ceux qui font les territoires et les bassins de vie au quotidien…

  • Le logement, crises et perspectives - conférence-débat le mercredi 5 décembre 2012 - Halles Saint François - Quimper

    logement, dalo, conférence, LDH, débat, Halles Saint FrançoisLa question du logement est au cœur des préoccupations de nos concitoyens. Elle est également au cœur de la crise. C’est un facteur de stabilité, un facteur de dignité. C’est aussi un des facteurs qui a contribué à la paupérisation continue de la société ces dix dernières années avec une flambée des prix qui a pesé de plus en plus lourd pour les ménages et le renforcement de la problématique de la précarité énergétique.

    Au cœur du logement, des questions fondamentales en matière de vivre ensemble : la mixité sociale, la régulation des zones de tension locatives, le libre choix des modes de résidence, le droit au logement opposable, le parcours résidentiel tout au long de la vie, la dignité des conditions de logement.

    Avant un échange qui nous l’espérons, sera le prélude à un travail collaboratif et contributif plus vaste sur le territoire de Quimper, il nous est apparu nécessaire de revenir sur les fondamentaux de cette question, au travers d’une conférence animée par le responsable du groupe de travail national de la LDH sur la question du logement Jean Frouin.

    Nous vous invitons à venir nombreux pour échanger sur cette problématique, le mercredi 5 décembre 2012 à 20h30, aux Halles Saint François à Quimper.

     

  • Droit d'asile et logements

    Communiqué de la LDH

     « Le collectif « Cornouaille Urgence un toit pour tous » appelle à un rassemblement à 18 heures le 13 juin 2012 devant la préfecture autour de quatre revendications :

     

    1 Nous demandons la libération immédiate du couple de Tchéchènes envoyé mardi 12 Juin au centre de rétention de Rennes.

     

    2 Nous demandons à la préfecture de respecter les lois de la république et de loger les demandeurs d'asile.

     

    3 Nous demandons à la mairie de permettre au CCAS de délivrer à nouveau des domiciliations aux demandeurs d'asile, ce qui leur éviterait le passage par un CRA

     

    4 Nous demandons à la municipalité de rétablir dans les plus brefs délais l'électricité dans la maison occupée par le collectif « urgence un toit pour tous ». »

     

    Si la LDH soutient la démarche d’interpellation de l’État sur les conditions de prise en charge des demandeurs d’asile et la demande de libération du couple de tchétchènes, elle souhaite clarifier certains éléments qui aujourd’hui rendent le dossier illisible et la pleine adhésion de la LDH impossible à rejoindre le rassemblement du 13 juin 2012.

     

    Ainsi la LDH demande :

    - la libération immédiate du CRA des deux demandeurs d’asiles tchétchènes, et de faire la lumière sur la procédure en cours à leur encontre,

    - à l'État de prendre ses responsabilités en matière de prise en charge des demandeurs d'asile et notamment l'obligation de loger les demandeurs d'asile durant l'instruction de leur dossier et sollicite à cet effet une rencontre avec le préfet ou l'un de ses représentants pour échanger sur cette problématique.

    - à l'État de débloquer des fonds pour permettre aux associations et notamment l'AFTAM de faire face aux situations qui leurs sont présentées, leur permettant notamment de pouvoir procéder à la domiciliation des demandeurs d'asiles.

    - à la commune et au CCAS de clarifier et d'expliquer sa position sur la suspension des domiciliations et sollicite un entretien à cet effet.

     

    Sur le fond, la réquisition d'un bâtiment pour mettre face à ses responsabilités l'État peut être une bonne stratégie. Cependant la LDH ne comprend pas que la réquisition n'ait pas eu comme objectif l’occupation d’un bâtiment appartenant à l'État ou au secteur privé vacant. L'État aurait été mis au pied du mur, et aurait du se prononcer sur cette réquisition d'une manière ou d'une autre.

    En occupant un bien communal c'est un coup d'épée dans l'eau qui risque de compliquer la tache des acteurs du dossier, des mécanismes d'assistance existant entre le CCAS et le collectif droit d'asile jusqu'alors et notamment de prise en charge de cautions et de loyers pour le compte du collectif droit d’asile.

    Cependant, la problématique du logement doit être traitée, il en va de la dignité des demandeurs d’asile et du respect des principes dont se prévaut la République. Elle ne peut l’être qu’en mettant autour de la table l’ensemble des acteurs, ce que nous proposerons aussi bien aux services de l’État qu’aux différents acteurs (Commune, CCAS, Collectif droit d’asile…).

  • Ne souriez pas, vous pourriez être filmés...

    vidéo surveillance QuimperA la suite de faits divers rapprochés dans le temps et dans l’espace (cambriolage et tentative de cambriolage dans le centre-ville), des voix se font entendre sur Quimper pour tenir un débat sur la sécurité et pour certains, minoritaires, de mettre en place la vidéo-surveillance dans le centre-ville. S’il est nécessaire de réfléchir au moyen de prévenir la délinquance et d’apporter une réponse au sentiment, fondé ou non, d’insécurité, la raison et l’objectivation doivent sous-tendre le débat.

     

    La vidéo-surveillance n’est pas un outil anodin. En s’insérant dans la cité, elle restreint les libertés publiques (même si l’on n’a rien à se reprocher, c’est comme se savoir être épié, suivi, toute la journée), en portant en germe une société du contrôle des individus. Sur le plan des résultats aucune étude sérieuse ne montre son efficacité, particulièrement en milieu ouvert et sur le plan financier, elle constitue un gouffre pour le contribuable.

    Si la vidéo-surveillance peut prévenir quelques comportements et permettre d’élucider quelques délits, elle n’empêche pas la délinquance d’exister, celle-ci s’adapte à la nouvelle donne, et au mieux pour ceux qui sont l’aire de ces caméras (mais le pire pour les autres), se déplace un peu plus loin.

     

    Le coût qu’engendre la vidéo-surveillance ne s’arrête pas à son seul investissement (lourd). La facture consiste en son entretien et surtout au personnel qui, derrière les écrans, permet de traiter les images et de faire le lien avec la police. Le bilan coût/avantage se révèle catastrophique en mettant également la société devant un risque de voir l’utilisation malveillante s’emparer du dispositif (il n’est qu’à voir en matière de fichier les affaires qui se succèdent, et dans le cas de la vidéo-surveillance privée les chroniques judiciaires d’entreprises prises la main dans le sac, qui ne constituent que la face émergée de l’iceberg).

     

    Par principe à la défense des libertés publiques mais également dans les cas concrets du quotidien,La LDH se prononce contre la video-surveillance dans l’espace public notamment.

    La délinquance et sa perception au travers du sentiment d’insécurité doivent être analysées posément, chiffres à l’appui, le diagnostic doit être partagé avant même de commencer à évoquer les pistes pour les prévenir.

     

    La LDH revendique d’ailleurs une place autour des tables rondes, débats qui pourraient se faire jour. Elle revendique la transparence, le sérieux et la réflexion pour la tenue de telles instances, loin d’une démagogie dangereuse qui flatte l’instinct primaire de l’individu.

     

    Au passage, il est bon de rappeler que la crise, le creusement des inégalités, l’étalage incessant d’une richesse que l’ascenseur social ne permet plus d’atteindre par des voies classiques et vertueuses sont quelques unes des causes de la montée d’un phénomène de délinquance qu’aucune caméra ne saura empêcher….