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égalité - Page 2

  • Marche pour l'égalité, samedi 30 novembre 15 heures, Quimper

    egalité, rassemblement, quimper, 30 novembreLes valeurs républicaines sont aujourd’hui menacées par la banalisation et la multiplication des manifestations d’intolérance.

    Face à l’émergence d'une société de la haine et du rejet de l'autre, nous Citoyens, nous Organisations, appelons à un rassemblement unitaire et festif le samedi 30 novembre, à Quimper, pour rappeler que le vivre ensemble repose sur un socle inaliénable et universel fondé sur l'égalité et le respect de la personne humaine.

    Rendez-vous à 15h, place St Corentin. Nous marcherons jusqu'à l'esplanade François Mitterrand, pour réaffirmer les valeurs de notre République - Liberté, Egalité, Fraternité –plus que jamais nécessaires pour affronter les crises multiples qui menacent la cohésion de notre société.

    Cet appel, ce n'est pas les jacobins contre les girondins. Nous sommes bretons, français, européens, citoyens du monde mais avant tout égaux en dignité et en droits. Cette marche, elle se veut sous l'empire de ce mot d'ordre, celui de la déclaration universelle des droits de l'homme, ou encore celle de la convention européenne des droits de l'homme, ni plus, ni moins. 
    Ce n'est pas la République contre la Bretagne, un camp contre l'autre, c'est l'affirmation collective que nous faisons reposer nos valeurs sur ce principe simple mais pourtant bafoué de nos jours : 1 personne humaine = 1 personne humaine.
    Ce n'est pas le Gwenn ha du contre le drapeau tricolore, l'un et l'autre y ont autant leur place. S'il ne devait y en avoir qu'une seule bannière ce serait celle de la paix, de la justice et de l'égalité.

     
    Contact : ldh.quimper@yahoo.fr / 06 70 21 27 21

  • Valls, l'apprenti-sorcier de la tentation nationale

    valls roms.jpgA entendre les uns et les autres, la société ne serait pas minée par l’incapacité à changer de logiciel de production et de partage des richesses, autrement dit par l’avènement d’un nouveau pacte social mais par une poignée de citoyens issus de l’Union Européenne. Les Roms ont remplacé les italiens et les polonais d’avant-hier, les africains et les asiatiques d’hier, les juifs des pires périodes de l’histoire, comme bouc émissaire, pour devenir dans la bouche d’un ministre de l’intérieur une catégorie de gens incapable de s’intégrer à part quelques personnes et qu’il n’y aurait de fait qu’une solution, le démantèlement des campements et les reconduites à la frontière, sous peine de mettre notre société en péril.

     Le « péril » auquel est confrontée la nation tient dans 17 000 personnes, résidant pour une majorité d’entre eux depuis plus de cinq ans en France. Dans les 394 bidonvilles répertoriés, un peu plus de 4000 enfants sont présents. Des baraques de fortune, sans eau courante, avec des conditions d’hygiène dégradée. Ce n’est pas le mode de vie rêvé, pas plus pour les 65 millions de résidents en France que pour les 17 000 personnes concernées, loin de l’invasion que semblent décrire les xénophobes de tous poils.

    Citoyens européens mais dont les droits d’accès au travail sont réduits en vertu des accords qui ont prévalu lors de l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union Européenne, la levée progressive de ces restrictions améliore d’ailleurs la situation sur le front de l’emploi comme le montre le rapport commandé par le gouvernement et sorti hier. Ce qui rappelle une évidence à Monsieur Valls qui voulait l’oublier : les Roms sont des personnes comme les autres, ils veulent bien travailler pourvu qu’on ne les empêche pas. Les enfants sont scolarisés quand les pouvoirs locaux le permettent. Mais le démantèlement des camps casse les efforts réalisés en ce sens.

    Si l’on ne peut se satisfaire que ces bidonvilles existent, et en premier lieu pour le bien-être et la sécurité de ces populations, le démantèlement sauvage ne fait qu’empirer la chose. Il casse le seul repère existant, la stabilité, qui est la première marche de l’intégration, par le travail et par l’école. La circulaire de 2012 avait permis, sur le papier, un net progrès, en obligeant avant un démantèlement à proposer un diagnostic social et une solution de logement. Et c’est bien l’application réelle, effective et non-minimaliste qui est demandée. Ainsi, penser que proposer une solution d’hébergement d’urgence pour trois jours et disparaissez dans la nature, relève de l’erreur grossière et de la manipulation d’opinion.

    Au-delà, qu’un ministre de la République, qui se réclame d’un courant politique progressiste et universaliste puisse tenir de tel propos est inacceptable, dangereux, et d’une totale inconscience. Utilisant les procédés maintes fois éprouvés de l’extrême droite, souvent utilisés par ses prédécesseurs ministres de l’intérieur au premier rang duquel se trouve Nicolas Sarkozy, stigmatisant une catégorie pour brosser dans le sens du poil populiste un électorat à fleur de peau qui n’attend que la désignation d’un bouc émissaire pour exprimer une colère dont l’origine se trouve être ailleurs, Manuel Valls renforce le camp de la haine dans ses convictions, il donne un blanc-seing aux théories de la stigmatisation et de la discrimination. Ce n’est pas digne d’un ministre, ce n’est pas digne d’un homme qui se dit républicain et progressiste.

     

    Il y plus de 70 ans, des socialistes ont eu à connaître de ce choix, être des Hommes d’Etat ou rester des hommes politiques accrochés à une carrière : il est encore temps de choisir entre Blum et Déat, entre la dignité de la personne humaine, la fidélité à ce principe ou une vue à court terme pour ses propres intérêts.

  • Prolongations du Concours de la Vidéo engagée - LDH Quimper

    Concours de la Vidéo engagée - date limite: 16 septembre 2013!


    NEW affiche A2 CVE LDH clap 2 - 16 septembre - copie.png

    LLigue des Droits de l'Homme Quimper organise la 2e édition du Concours de la Vidéo engagée, unique dans son genre, et cela à l’échelle nationale. 

    Aussi êtes-vous invité/e/s à exprimer, individuellement ou collectivement, vos convictions ou questionnements sur les droits de l’Humain en mettant en scène des thèmes ou situations qui vous choquent, vous touchent, vous intriguent,… dans une vidéo de 10 minutes maximum, sous forme de documentaire ou de fiction, y développant votre créativité et originalité via le médium de votre choix (téléphone portable, webcam, appareil photo ou camescope numériques, etc). 

    Ce concours est gratuit, ouvert à chacun/e, sans discrimination aucune.  

    La date limite de réception des vidéos (gravées sur cd ou dvd) est fixée au lundi 16 septembre 2013, minuit, avec bulletin d'inscription dûment rempli et le cachet de la poste faisant foi.

    Par ailleurs, la date de clôture et de remises des prix aura lieu le samedi soir 9 novembre 2013

    Toutes les informations sur le concours (projet, règlement, historique de la LDH, composition du jury et partenaires + en version imprimable: bulletin d'inscription, nébuleuse des thèmes et visuels / affiche, livret, tracts) sont dans le sommaire:

    http://videoengagee.hautetfort.com/archive/2013/06/02/sommaire-du-concours-de-la-video-engagee-ldh-quimper.html


    Des questions dont la réponse n'apparaît nulle part sur le site officiel http://videoengagee.hautetfort.com/Contactez-nous par courriel à ldh.quimper@yahoo.fr ou sur Facebook à LDH Quimper.


    Merci de partager ces informations dans vos réseaux respectifs, d'inviter vos ami/e/s et surtout de contribuer personnellement à ce concours!

    Aussi, à vos méninges, crayons, scenarii, carnets à dessin, ordinateurs, personnages et caméras, téléphone ou appareils photos! 


    Clap 1ère...

    MOTEUR...

    Ca tourne!


    "Créer, c'est résister. Résister, c'est créer." - Lucie Aubrac

  • Conférence-débat : le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers - lundi 25 mars à 20 heures aux halles Saint François, Quimper

    droit de vote, résidents étrangers, LDH, Quimper, 25 mars 2013Conférence-débat : le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers, c’est maintenant !
     
    Les sections locales de Quimper, Concarneau, Quimperlé et Riec de la Ligue des Droits de l’Homme vous invitent à la conférence-débat qu’elles organisent le lundi 25 mars à  20h00  aux halles Saint François de Quimper, autour de la thématique du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales.
     
    Cette conférence sera animée par Vincent Rebérioux, membre des instances nationales de la LDH et chargé de la campagne sur le droit de vote des résidents étrangers.
     
    A l’issue de cette conférence, nous invitons l’ensemble des organisations signataires de l’appel droitdevote2014.org à se constituer en un comité local pour mener la campagne ensemble.

  • LE MARIAGE POUR TOUS 19 JANVIER 2013 QUIMPER LDH

    mariage, égalité, droitNous sommes rassemblés aujourd’hui à Quimper pour soutenir un projet de loi qui permettra d’étendre des droits à nos concitoyens qui en étaient privés jusqu’alors, et qui au-delà d’une victoire pour l’égalité, constitue un de ces moments où la société grandit, progresse, en s’appuyant sur l’universalité des droits pour mieux délaisser les oripeaux d’une prétendue morale contingente et qui tend à exclure.

    La haine qui est déversée depuis quelques mois, aujourd’hui nous lui disons qu’elle ne nous fait pas peur, qu’elle ne nous intimide pas. Nous sommes plus que jamais fier de notre combat et nos convictions sont solides. La haine et les amalgames éhontés sont souvent ce qui reste quand, au fond, on n’a rien de bien sérieux à opposer. Et s’il y a bien ces derniers temps un mariage contre nature, c’est bien celui de vouloir unir la République au dogme religieux pour permettre à ce dernier d’imposer sa loi à la première ; ce que l’on pressent chez les opposants à ce projet, c’est bien de vouloir porter atteinte au vivre ensemble par la stigmatisation de l’autre.

    Le combat pour l’égalité est permanent. C’est un combat permanent pour l’extension des droits à toutes et tous mais également un combat permanent pour contrer sa remise en cause régulière. Combat que l’on peut fonder sur les deux premiers articles de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme :

    1.  « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».
    2. « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ». 

    L’esprit d’égalité et de fraternité, c’est celui qui nous anime pour permettre à des hommes, à des femmes, à des familles de bénéficier des mêmes droits que les autres.

    A ceux qui douteraient du bien fondé de ce projet de loi un rappel : on ne choisit pas d’être homosexuel/le mais on choisit d’être homophobe.

    Ce qui reste dans les discours des anti-mariage pour tous, y compris quand il est enrobé du fameux « je ne suis pas homophobe mais », c’est bien un message d’exclusion, de discrimination : refuser à l’autre le plein exercice d’un droit.

    Ce sont les mêmes qui se sont insurgés à travers les époques sur l’abolition des privilèges, sur l’abolition de l’esclavage, sur l’instauration du droit de vote universel, son extension aux femmes, qui ont été contre le divorce, contre la capacité juridique de la femme… La liste est longue, mais toujours la haine contre l’autre est apparue, la violence dans les propos a été de mise, la mauvaise foi utilisée. Heureusement, des hommes et des femmes leur ont opposé leurs convictions, leur solidarité, pour toujours placer l’égalité et la dignité de la personne humaine au centre du projet de société.

    Au-delà de cette attaque sur l’égalité, de cette discrimination à l’œuvre, c’est sur un autre terrain que nous pouvons nous sentir attaqué/es par les opposants à l’engagement n°31 du programme du Président de la République que les Français ont élu le 6 mai 2012 : le caractère laïque de notre société est remis en cause.

    Qu’une communauté de croyants puisse donner un point de vue est une chose, remettre en cause la légitimité de notre forme de vivre ensemble en est une autre. Vieille manœuvre bien connue des forces conservatrices, le soupçon d’illégitimité de l’actuelle représentation nationale pour élaborer la loi est mis en avant. Le droit naturel réapparaît, le droit naturel du fait religieux bien s’entend. La fameuse contre-nature, le fameux modèle familial. La laïcité permet aux cultes de s’exprimer mais l’homophobie n’est pas une opinion, c’est une discrimination. Ainsi la laïcité, c’est aussi le respect de la loi : l’incitation à la haine et les discriminations sont des délits, serait-il bon de rappeler… L’égalité des droits, c’est l’universalité, la moralité elle est bien relative…

    Nous en arrivons à l’argument de l’idéal type de la famille. S’il y a des représentations en la matière, il n’y a pas de norme et à vrai dire, à travers le temps et l’espace cette notion s’avère être à géométrie variable.

    Sans parler de la sainte famille dont la modernité n’est plus à démontrer avec une femme qui peut s’enorgueillir d’être la première utilisatrice de la PMA et pourrait être poursuivie de nos jours pour Gestation pour Autrui, un père biologique que personne n’a jamais vu, un père adoptif conciliant et un fils dont il se pourrait que la femme de sa vie soit une prostituée, il n’y a pas une vérité sur ce qu’est la famille.

    La famille est multiple, évolutive : hétérosexuelle, homosexuelle, à deux ou monoparentale, recomposée souvent. Si elle est bien au centre de la question de l’éducation des enfants, elle n’est pas uniforme. C’est la conforter que de permettre la réalisation du mariage pour tous : des modèles différents mais les mêmes droits pour toutes ! Pour les parents, pour les enfants !

    La famille, c’est un projet de vie entre deux êtres qui s’aiment, avec l’envie et l’espoir de devenir parents. L’orientation sexuelle n’a rien à voir là-dedans et il est temps de mettre le droit au diapason !

    Mais on nous rétorque : le Code Civil de 1804… Avec le débat sur le mariage pour tous, nous apprenons que les papistes ne le combattent plus, ils le glorifient… Et que ce monument devrait être à l’image des tables de la loi ou de la bible, gravé dans le marbre une bonne fois pour toutes. Heureusement qu’il n’est déjà plus ce qu’il était il y a plus de deux siècles : le pater familias a disparu, l’infériorité de la femme mariée a été supprimée, le divorce a été reconnu, l’homme et la femme sont égaux, le Pacs y a fait son apparition, les enfants « légitimes » ne sont plus distingués des bâtards que Monsieur faisait à la bonne… Et bon an mal an, nous avons tous survécu à la fin du monde l’année dernière !

    Mais messieurs dames des forces conservatrices, vous devriez être désespérés que le mariage pour tous n’arrive que maintenant ! La France est à la traîne ! Les thuriféraires de la modernité jamais avare d’un commentaire sur ce qui se passe ailleurs lorsqu’il faut attaquer l’Etat-providence et introduire ce qu’il faut de modernité et de libéralisme montrent leur vrai visage : de fieffés conservateurs égoïstes.

    Déjà plus d’une vingtaine de pays bénéficient d’une législation sur le mariage pour tous. Ni la famille ni la protection des enfants ne sont mises en péril. Au contraire, cette dernière sort renforcée par la reconnaissance de la multiplicité des cellules familiales.

    La République, c’est l’égalité.

    La République, c’est pour toutes les familles.

    Alors oui, trois fois oui au mariage pour tous !

     

  • APPEL AU RASSEMBLEMENT DITES OUI à L’EGALITE à QUIMPER PLACE SAINT CORENTIN SAMEDI 19 JANVIER 2013 - 15h

    mariage, égalitéLes 15 et 16 décembre 2012 lors des 18 manifestations partout en France, nous étions 200 000 dans les rues pour dire Oui à l’égalité, pour manifester notre volonté que tous les couples, hétéros comme homos, soient légalisés, pour que tous les enfants vivant dans ces familles aient les mêmes droits, les mêmes protections.


    Lors de sa campagne, le Président de la République François Hollande s’était engagé à lutter sans concession contre toutes les discriminations et à ouvrir de nouveaux droits : droit au mariage civil à tous les couples, extension des possibilités de partage de l’autorité parentale pour protéger les liens entre un enfant et l’adulte qui l’élève sans être son parent biologique ou adoptif, droit à l’adoption aux couples de même sexe, droit pour tous les couples à l’assistance médicale à la procréation,...


    Cette simple mesure d’égalité changera la vie de milliers de familles, elles n’auront plus à expliquer à leurs enfants pourquoi leurs deux parents n’ont pas les mêmes droits sur eux. Par contre, elle ne changera rien dans le quotidien des Français puisque ces situations existent déjà ! Depuis plusieurs mois maintenant, nous constatons une réactivation des discriminations et stigmatisations liées à l’orientation sexuelle, émanant en particulier de personnages publics, religieux et politiques,... faisant écho à une certaine partie de la société française. Cette situation inquiétante nous donne une raison supplémentaire d’encourager et de soutenir le gouvernement, une raison de plus d’être dans la rue pour lutter contre l’homophobie car il est essentiel que nous nous levions aussi pour préparer l’avenir des futures générations françaises dans l’ouverture et le respect de chacun/e. Par notre présence le 19 janvier 2013 à 15h, place Saint Corentin à Quimper, nous demandons au gouvernement, aux députés, aux parlementaires de tenir avec volontarisme et enthousiasme, l’engagement du Président de la République et de voter au plus vite cette loi ouvrant de nouveaux droits tout en luttant contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle.

    Premiers signataires : Rainbow Brest - Ligue des Droits de l’Homme - Homosexualités et Socialisme

     

  • Droit de vote des résidents étrangers, en 2013, c'est la bonne?


    droit de vote.jpgParmi les vœux que l’on peut exprimer pour la nouvelle année, il en est plusieurs dont nous espérons qu’ils ne resteront pas pieux.

    Parmi ceux-là, le droit de vote pour les résidents étrangers constituera autant la réalisation d’une revendication déjà ancienne qu’une prise de température de l’état de notre démocratie.

    Revendication ancienne car elle est mise à l’agenda depuis déjà une trentaine d’année, et sans cesse repoussée. S’il est vrai que la gauche ne bénéficie pas de la majorité des 3/5 au congrès et que l’état de l’opinion sur cette question peut être qualifié de frileux, pour ne pas dire d’hostile, le courage en politique incline à se battre, à convaincre, à monter au filet. Les combats politiques qu’on ne mène pas ne sont jamais gagnés, c’est une évidence ! Lutter contre le climat xénophobe qui s’est emparé de l’Europe et de la France passe par des actions positives, une fierté assumée des valeurs  démocratiques et d’ouverture aux autres, certainement pas par une mise sous le boisseau de toutes les questions qui clivent avec la droite extrême et l’extrême droite. Il faut au contraire occuper l’espace et renverser la vapeur. L’éducation d’un corps politique passe aussi par ce genre de combat.

    Sur le fond, le droit de vote des étrangers va obliger chacun d’entre nous à être interpellé et à se poser la question de ce qui fonde la citoyenneté, ce qui la différencie de la la nationalité, chacun devra également s’interroger sur son rapport à l’autre.

    La citoyenneté est le fait pour une personne d’être reconnu comme membre d’une cité nourrissant un projet commun auquel il souhaite prendre part, citoyenneté à laquelle sont attachés des droits et de devoirs. Parmi les droits, celui de choisir ses représentants, ou dans le cas de la démocratie directe de prendre part à la décision par le vote. Parmi les devoirs, c’est de contribuer aux utilités publiques par le biais des impôts. Si citoyenneté et nationalité se recoupent souvent, elles ne sont pas totalement substituables. Un national peut avoir toutes les prérogatives de la citoyenneté, mais pour de nombreuses raisons (peine judiciaire, âge) les droits qui y sont attachés peuvent être amoindris. Au sein de l’Union Européenne, la nationalité d’un état membre donne accès à une deuxième citoyenneté, l’européenne.  Le citoyen règle ses impôts, ses cotisations sociales qu’il a librement consenties collectivement par le choix de ses représentants. Par ses représentants le citoyen fixe le montant et l’affectation des dépenses publiques ainsi que le produit permettant de les financer, au travers de l’assiette et de la quotité de l’impôt.

    Et c’est là que le bât blesse : des individus participent tous les jours à la vie de la cité, participent au financement de la solidarité nationale mais ne peuvent pas prendre part au choix, notamment locaux.

    Les résidents étrangers, mis à part ceux de l’union européenne, n’ont en effet pas le droit de vote aux élections locales. Certains donnent comme argument que pour bénéficier de la citoyenneté, ces résidents devraient demander la nationalité française. C’est un argument fallacieux qu’une analyse un peu approfondi met en pièce.

    Un résident étranger ne souhaite pas ou ne peut tout simplement pas acquérir la nationalité française. Soit qu’il soit de passage, qu’il souhaite garder sa nationalité car il a conservé la majeure partie de ses intérêts (famille, patrimoine…) dans son pays d’origine ou que tout simplement la loi ne lui offre pas les conditions de devenir français. Mais il contribuera tout autant qu’un national à la vie du pays. A contrario, il est des nationaux qui quittent le pays pour ne pas participer à l’effort de solidarité nationale, les fameux exilés fiscaux, qui conservent cependant le droit de vote, comme quoi le lien national et citoyen n’est pas si évident que cela…

    Ce n’est pas mettre en péril l’édifice démocratique que d’instaurer le droit de vote des résidents étrangers, c’est au contraire le solidifier, en permettant que le corps électoral soit représentatif de ceux qui font les territoires et les bassins de vie au quotidien…