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Actualité - Page 5

  • Ouverture du concours de la vidéo engagée 2ème édition

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    La section LDH de Quimper est heureuse d'ouvrir la 2ème édition du concours de la vidéo engagée. Vous trouverez le règlement et la fiche d'inscription en cliquant sur le bandeau à droite de l'écran. Le concours est ouvert à toutes et à tous. N'hésitez pas à faire circuler l'information. 

     

    "Créer, c’est résister. Résister, c’est créer."
    Lucie Aubrac

     

  • La LDH Quimper vous recommande "Batchalo"

    170778_c.jpgUne fois n'est pas coutume, la Ligue des Droits de L'Homme de Quimper recommande l'excellente BD de Michael Le Galli et d'Arnaud Bétend. L'histoire se déroule en 1939 dans une Europe de l'Est déja envahie par les nazis. Suite à l'enlèvement d'un groupe d'enfants, un clan tzigane, accompagné de Josef, un policier dont le fils est aussi porté disparu, organise une battue. Sur leurs traces, ils voyagent à travers la Bohême.

    Vous ne sortirez pas indemne de cette histoire. Michael Le Galli a su trouver les mots justes pour nous plonger dans la vie de ceux qui parcourent les routes. "Quiconque oublie son passé est condamné à le revivre" nous rappelle Primo Levi. En ces temps troublés où les heures les plus sombres de notre histoire semblent resurgir, Batchalo devrait être reconnu d'utilité publique. 


    Merci aux auteurs pour cet outil pédagogique et pour cette histoire trop souvent oubliée.

  • Lettre ouverte au Député JJ Urvoas sur la situation des Roms

    280px-Roma_flag.svg.pngMonsieur le Député, Monsieur le Président de la Commission des lois,


    La Ligue des Droits de l’Homme de Quimper se tourne vers vous pour évoquer la question des Roms, dont les expulsions ont été soutenues tout au long de l’été, notamment en France.
    Les démantèlements de campement, parfois assortis de reconduites à la frontière, vont à l’encontre aussi bien des engagements internationaux de la France en matière de Droits de l’Homme, que des promesses de campagne du Président de la République indiquant qu’il ne pourrait y avoir de démantèlement sans résolution de la problématique du logement et plus largement de la question de la problématique des Roms (27/03/2012 dans un courrier à l’association Romeurope). Une expulsion n’est censée être menée qu’en dernier recours, après qu’une décision de justice l’ait autorisée, et si une solution de relogement des personnes a été trouvée. Ainsi La circulaire du 26 aout 2012 relative à « l’anticipation et l’accompagnement des opérations d’évacuation de campements illicites » se présente comme un texte préventif faisant intervenir plusieurs acteurs sociaux en amont d’une éventuelle évacuation. Celle-ci rompt ainsi avec la politique de stigmatisation du précédent gouvernement mais, depuis, quelques exemples ont montré que dans les faits la situation n’avait pas toujours évolué positivement : plusieurs camps ont été évacués dans la plus grande improvisation dans des conditions très éloignées de l'esprit et des intentions de la circulaire. Les mesures envisagées par la circulaire supposent une installation dans la durée sur un territoire qu’il s’agisse de l’obligation scolaire ou du droit à l’emploi, ainsi l’évacuation d’un camp sans solution de relogement est contradictoire avec la volonté de travailler sur le fond, ces populations étant renvoyées à une forme de nomadisme. Au surplus, on ne peut que regretter que les fonds européens destinés à l’amélioration de l’intégration des Roms ne soient guère utilisés par les gouvernements nationaux. La LDH et l’AEDH déplore également le manque de concertation et d’entraide des gouvernements nationaux pour faire face à cette situation. La demande du gouvernement français aux autorités roumaines et bulgares l’illustre bien.


    Selon le gouvernement français, c’est à la Roumanie et à la Bulgarie de trouver des solutions pour améliorer la situation des Roms sur leurs territoires afin d’éviter que ceux-ci ne migrent en France, et non à la France de traiter dignement ces populations une fois sur son territoire. Si la France n’est pas la seule responsable, elle doit assumer la part qui lui incombe, en s’appuyant sur les valeurs qu’elle porte, notamment en matière de Droits de l’Homme. Enfin, nous sommes particulièrement inquiets des derniers développements de l’actualité sur cette thématique des Roms, avec ce qui s’est déroulé à Marseille. Sur fond de xénophobie latente et de stigmatisation répétée d’une population, des individus sont entrés dans une logique de milice qui rappelle les pires moments de l’histoire de France et de l’Europe. Puissent ces dérives être fermement condamnées et qu’elles restent un acte isolé ! Nous sommes certains que vous saurez transmettre ce message, notamment au ministre de l’intérieur, pour que les valeurs de justice, d’équité et de solidarité priment, parce que le changement c’est maintenant, et la rupture doit être marquée avec la politique développée par les précédents gouvernements. Nous vous prions de recevoir, Monsieur le Député, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.

    Stéphane Lenoel Président de la LDH Quimper

  • Vidéosurveillance à Plonéour : lettre ouverte au maire

     vidéosurveillance, Plonéour, liberté public, liberticideMonsieur le Maire, 

    La Ligue des Droits de l'Homme de Quimper vient d'apprendre avec stupéfaction que la question de la vidéo surveillance revenait à l'ordre du jour dans votre commune. Le mardi 25 septembre votre conseil municipal s'est prononcer sur l'installation de dispositifs de vidéo-surveillance. Vous y avez d'ailleurs détaillé les zones prioritaires à surveiller :

     

    • la Halle Raphalen, qui reçoit de nombreuses manifestations nécessitant des mesures particulières de gardiennage, ainsi que le bâtiment l'Usine, et les extérieurs,

     

    • la garderie péri-scolaire Pierre Marie Riou et le stade de l'école (notamment les vestiaires en extérieur), - le stade municipal de Pen ar Prat (tribunes et vestiaires en extérieur),

    • les maisons de l’enfance et de la petite enfance (extérieurs),

     

    • l'école élémentaire publique (extérieurs et garderie périscolaire),

     

    • l’ensemble Mairie, Salle polyvalente-restaurant municipal et école maternelle (extérieurs),les services techniques municipaux,

    • les salles omnisports.

     

    Sous les masques rassurants de la « vidéoprotection » et de la « vidéotranquillité », les caméras de surveillance vont donc proliférer dans votre commune. Malgré le faible impact des caméras, jamais durable et vite contourné, vous persistez dans cette voie. Nous tenons à vous rappeler qu'aucune caméra ne peut remplacer la présence humaine. Inefficace et coûteuse, l’inflation de la vidéosurveillance est surtout liberticide. Non seulement l’enregistrement de l’image d’une personne sans son consentement est une atteinte à la vie privée, protégée par la Convention européenne des droits de l’Homme et par l’article 9 du Code civil, mais le projet de suivre en permanence les allées et venues de chacun n’est pas compatible avec une société de libertés.

     

    Prétendre que celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre de la vidéosurveillance, c’est faire de chacun de nous un suspect potentiel qui devra s’expliquer sur sa présence là où on l’a filmé à son insu, remplacer le principe constitutionnel de présomption d’innocence par une logique de contrôle généralisé de la population.

     

    La Ligue des droits de l’Homme de Quimper vous demande de reconcidérer cette question et appelle administré à s’opposer à la mise en place de système de surveillance dans leur commune et à ne pas cautionner cette dérive liberticide.

     

    Stéphane lenoêl

     Président de la LDH Quimper

     

  • Droit d'asile et logements

    Communiqué de la LDH

     « Le collectif « Cornouaille Urgence un toit pour tous » appelle à un rassemblement à 18 heures le 13 juin 2012 devant la préfecture autour de quatre revendications :

     

    1 Nous demandons la libération immédiate du couple de Tchéchènes envoyé mardi 12 Juin au centre de rétention de Rennes.

     

    2 Nous demandons à la préfecture de respecter les lois de la république et de loger les demandeurs d'asile.

     

    3 Nous demandons à la mairie de permettre au CCAS de délivrer à nouveau des domiciliations aux demandeurs d'asile, ce qui leur éviterait le passage par un CRA

     

    4 Nous demandons à la municipalité de rétablir dans les plus brefs délais l'électricité dans la maison occupée par le collectif « urgence un toit pour tous ». »

     

    Si la LDH soutient la démarche d’interpellation de l’État sur les conditions de prise en charge des demandeurs d’asile et la demande de libération du couple de tchétchènes, elle souhaite clarifier certains éléments qui aujourd’hui rendent le dossier illisible et la pleine adhésion de la LDH impossible à rejoindre le rassemblement du 13 juin 2012.

     

    Ainsi la LDH demande :

    - la libération immédiate du CRA des deux demandeurs d’asiles tchétchènes, et de faire la lumière sur la procédure en cours à leur encontre,

    - à l'État de prendre ses responsabilités en matière de prise en charge des demandeurs d'asile et notamment l'obligation de loger les demandeurs d'asile durant l'instruction de leur dossier et sollicite à cet effet une rencontre avec le préfet ou l'un de ses représentants pour échanger sur cette problématique.

    - à l'État de débloquer des fonds pour permettre aux associations et notamment l'AFTAM de faire face aux situations qui leurs sont présentées, leur permettant notamment de pouvoir procéder à la domiciliation des demandeurs d'asiles.

    - à la commune et au CCAS de clarifier et d'expliquer sa position sur la suspension des domiciliations et sollicite un entretien à cet effet.

     

    Sur le fond, la réquisition d'un bâtiment pour mettre face à ses responsabilités l'État peut être une bonne stratégie. Cependant la LDH ne comprend pas que la réquisition n'ait pas eu comme objectif l’occupation d’un bâtiment appartenant à l'État ou au secteur privé vacant. L'État aurait été mis au pied du mur, et aurait du se prononcer sur cette réquisition d'une manière ou d'une autre.

    En occupant un bien communal c'est un coup d'épée dans l'eau qui risque de compliquer la tache des acteurs du dossier, des mécanismes d'assistance existant entre le CCAS et le collectif droit d'asile jusqu'alors et notamment de prise en charge de cautions et de loyers pour le compte du collectif droit d’asile.

    Cependant, la problématique du logement doit être traitée, il en va de la dignité des demandeurs d’asile et du respect des principes dont se prévaut la République. Elle ne peut l’être qu’en mettant autour de la table l’ensemble des acteurs, ce que nous proposerons aussi bien aux services de l’État qu’aux différents acteurs (Commune, CCAS, Collectif droit d’asile…).

  • Ne souriez pas, vous pourriez être filmés...

    vidéo surveillance QuimperA la suite de faits divers rapprochés dans le temps et dans l’espace (cambriolage et tentative de cambriolage dans le centre-ville), des voix se font entendre sur Quimper pour tenir un débat sur la sécurité et pour certains, minoritaires, de mettre en place la vidéo-surveillance dans le centre-ville. S’il est nécessaire de réfléchir au moyen de prévenir la délinquance et d’apporter une réponse au sentiment, fondé ou non, d’insécurité, la raison et l’objectivation doivent sous-tendre le débat.

     

    La vidéo-surveillance n’est pas un outil anodin. En s’insérant dans la cité, elle restreint les libertés publiques (même si l’on n’a rien à se reprocher, c’est comme se savoir être épié, suivi, toute la journée), en portant en germe une société du contrôle des individus. Sur le plan des résultats aucune étude sérieuse ne montre son efficacité, particulièrement en milieu ouvert et sur le plan financier, elle constitue un gouffre pour le contribuable.

    Si la vidéo-surveillance peut prévenir quelques comportements et permettre d’élucider quelques délits, elle n’empêche pas la délinquance d’exister, celle-ci s’adapte à la nouvelle donne, et au mieux pour ceux qui sont l’aire de ces caméras (mais le pire pour les autres), se déplace un peu plus loin.

     

    Le coût qu’engendre la vidéo-surveillance ne s’arrête pas à son seul investissement (lourd). La facture consiste en son entretien et surtout au personnel qui, derrière les écrans, permet de traiter les images et de faire le lien avec la police. Le bilan coût/avantage se révèle catastrophique en mettant également la société devant un risque de voir l’utilisation malveillante s’emparer du dispositif (il n’est qu’à voir en matière de fichier les affaires qui se succèdent, et dans le cas de la vidéo-surveillance privée les chroniques judiciaires d’entreprises prises la main dans le sac, qui ne constituent que la face émergée de l’iceberg).

     

    Par principe à la défense des libertés publiques mais également dans les cas concrets du quotidien,La LDH se prononce contre la video-surveillance dans l’espace public notamment.

    La délinquance et sa perception au travers du sentiment d’insécurité doivent être analysées posément, chiffres à l’appui, le diagnostic doit être partagé avant même de commencer à évoquer les pistes pour les prévenir.

     

    La LDH revendique d’ailleurs une place autour des tables rondes, débats qui pourraient se faire jour. Elle revendique la transparence, le sérieux et la réflexion pour la tenue de telles instances, loin d’une démagogie dangereuse qui flatte l’instinct primaire de l’individu.

     

    Au passage, il est bon de rappeler que la crise, le creusement des inégalités, l’étalage incessant d’une richesse que l’ascenseur social ne permet plus d’atteindre par des voies classiques et vertueuses sont quelques unes des causes de la montée d’un phénomène de délinquance qu’aucune caméra ne saura empêcher….

  • Compte rendu de la réunion du 28 avril au chapeau rouge

    Près de 200 personnes, pour l'essentiel des militants et sympathisants politiques, ont assisté, mercredi soir, salle du chapeau-rouge, à la réunion publique organisée par la Ligue Des droits de l'Homme, en partenariat avec le télégramme. Ambiance studieuse, à dire vrai ! Les auditeurs ont vraisemblablement trouvé dans les points de vue des huits femmes et hommes politiques présents de quoi nourir leur appétit citoyen à moins d'un mois du premier tour de l'élection présidentielle. A défaut de surprises sur le fond, ils ont sans doute parfois perçu d'infines nuances ou de rares convergences de vue insoupçonnée d'andré Bernard (Front de gauche), Georges-Philippe Fontaine (UMP, Cyril Le Bail (lutte ouvrière), Didier Lennon (MoDem), Michelle Le Tennier(Debout la République), Gérard Mas (NPA), Martine Petit (EELV) et Jean-Jacques Urvoas (PS).

    La LDH et le Télégramme les avaient invités à plancher sur quatre thèmes : la démocratie (droits de vote des étrangers, mandat unique de l'élu, égalité homme-femme), la reconversion écologique (investissement emplois, nucléaire), les droits sociaux (autour de la redistribution des richesses) et la justice (comment favoriser un acces égalitaire à une justice équitable ?) Les invitéont abordé, en trois minutes, chacun de ces sujets inspirés du Pacte pour les droits et les citoyens cosigné par une cinquantaine d'associations et de syndicats en décembre 2010. Leurs positions sur un cinquième thème, consacré à l'éducation, a été publiées dans le télégramme de mercredi. Seul le Front National et le mouvement de Jacques Cheminade n'ont pas répondu à l'invitation.

    Le télégramme du 30 mars 2012