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  • Droit de réponse

    Au travers d’un article sur son blog, le site d’extrême droite Breizh Atao démontre une fois de plus l’étendue de ses méthodes issues des heures les plus sombres de l’Histoire de France.

    À la suite des deux manifestations, le samedi 25 octobre à Quimper, l’une contre le projet de mosquée déposé par la communauté turque à Quimper et l’autre contre l'islamophobie, l’intolérance et pour le vivre ensemble fraternel, Breizh Atao a publié un article se voulant la constitution d’une liste de « traitres à la patrie », à tendance « pro-islamistes » en cherchant à mettre des noms sur des visages : un procédé fasciste s’il en est.

    L’extrême droite montre là son véritable visage et l’ensemble des citoyens devrait y voir une forme d’alerte sur ce qu’est l’extrême droite. Mais forts d’utiliser des procédés que la milice n’aurait pas désavoués, les auteurs du blog commettent des erreurs grossières. Ainsi jettent-ils en pâture une photo exhumée d’il y a plus de deux ans sous laquelle apparaît le nom de Stéphane Lenoel, président de la section LDH de Quimper de 2011 à cette année. Au-delà du fait qu’il est en retrait depuis quelques temps des fonctions exécutives de la section, Stéphane Lenoel n’était présent ni à la réunion précédent la conférence de presse ni à la conférence de presse elle-même dont la photo publiée le 23 octobre est issue.

    Par ailleurs, la LDH Quimper ne s’est pas associée à ce collectif (pas d’appel à contre-manifestation, pas de ligueurs/ses y participant).

    Breizh Atao a réussi à nous montrer tant son visage fascisant, gestapiste que son incompétence à se prendre pour de vrais journalistes. Au-delà de la méthode, il y a la paresse intellectuelle d’un groupuscule qui ne recoupe pas ses informations et à minima devrait prendre un RV collectif chez un ophtalmologiste. Les intégristes ne sont pas toujours ceux que l’on voit dénoncer dans les journaux : il en existe de biens dangereux qui ont oublié de relire l’Histoire de France... 

    La Ligue des Droits de l'Homme est plus que jamais solidaire de chacune des personnes mentionnées ou exposées dans cet article immonde dont le procédé relève des tribunaux. La LDH nationale réfléchit aux suites à donner à cet agissement.