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  • LE MARIAGE POUR TOUS 19 JANVIER 2013 QUIMPER LDH

    mariage, égalité, droitNous sommes rassemblés aujourd’hui à Quimper pour soutenir un projet de loi qui permettra d’étendre des droits à nos concitoyens qui en étaient privés jusqu’alors, et qui au-delà d’une victoire pour l’égalité, constitue un de ces moments où la société grandit, progresse, en s’appuyant sur l’universalité des droits pour mieux délaisser les oripeaux d’une prétendue morale contingente et qui tend à exclure.

    La haine qui est déversée depuis quelques mois, aujourd’hui nous lui disons qu’elle ne nous fait pas peur, qu’elle ne nous intimide pas. Nous sommes plus que jamais fier de notre combat et nos convictions sont solides. La haine et les amalgames éhontés sont souvent ce qui reste quand, au fond, on n’a rien de bien sérieux à opposer. Et s’il y a bien ces derniers temps un mariage contre nature, c’est bien celui de vouloir unir la République au dogme religieux pour permettre à ce dernier d’imposer sa loi à la première ; ce que l’on pressent chez les opposants à ce projet, c’est bien de vouloir porter atteinte au vivre ensemble par la stigmatisation de l’autre.

    Le combat pour l’égalité est permanent. C’est un combat permanent pour l’extension des droits à toutes et tous mais également un combat permanent pour contrer sa remise en cause régulière. Combat que l’on peut fonder sur les deux premiers articles de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme :

    1.  « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».
    2. « Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation ». 

    L’esprit d’égalité et de fraternité, c’est celui qui nous anime pour permettre à des hommes, à des femmes, à des familles de bénéficier des mêmes droits que les autres.

    A ceux qui douteraient du bien fondé de ce projet de loi un rappel : on ne choisit pas d’être homosexuel/le mais on choisit d’être homophobe.

    Ce qui reste dans les discours des anti-mariage pour tous, y compris quand il est enrobé du fameux « je ne suis pas homophobe mais », c’est bien un message d’exclusion, de discrimination : refuser à l’autre le plein exercice d’un droit.

    Ce sont les mêmes qui se sont insurgés à travers les époques sur l’abolition des privilèges, sur l’abolition de l’esclavage, sur l’instauration du droit de vote universel, son extension aux femmes, qui ont été contre le divorce, contre la capacité juridique de la femme… La liste est longue, mais toujours la haine contre l’autre est apparue, la violence dans les propos a été de mise, la mauvaise foi utilisée. Heureusement, des hommes et des femmes leur ont opposé leurs convictions, leur solidarité, pour toujours placer l’égalité et la dignité de la personne humaine au centre du projet de société.

    Au-delà de cette attaque sur l’égalité, de cette discrimination à l’œuvre, c’est sur un autre terrain que nous pouvons nous sentir attaqué/es par les opposants à l’engagement n°31 du programme du Président de la République que les Français ont élu le 6 mai 2012 : le caractère laïque de notre société est remis en cause.

    Qu’une communauté de croyants puisse donner un point de vue est une chose, remettre en cause la légitimité de notre forme de vivre ensemble en est une autre. Vieille manœuvre bien connue des forces conservatrices, le soupçon d’illégitimité de l’actuelle représentation nationale pour élaborer la loi est mis en avant. Le droit naturel réapparaît, le droit naturel du fait religieux bien s’entend. La fameuse contre-nature, le fameux modèle familial. La laïcité permet aux cultes de s’exprimer mais l’homophobie n’est pas une opinion, c’est une discrimination. Ainsi la laïcité, c’est aussi le respect de la loi : l’incitation à la haine et les discriminations sont des délits, serait-il bon de rappeler… L’égalité des droits, c’est l’universalité, la moralité elle est bien relative…

    Nous en arrivons à l’argument de l’idéal type de la famille. S’il y a des représentations en la matière, il n’y a pas de norme et à vrai dire, à travers le temps et l’espace cette notion s’avère être à géométrie variable.

    Sans parler de la sainte famille dont la modernité n’est plus à démontrer avec une femme qui peut s’enorgueillir d’être la première utilisatrice de la PMA et pourrait être poursuivie de nos jours pour Gestation pour Autrui, un père biologique que personne n’a jamais vu, un père adoptif conciliant et un fils dont il se pourrait que la femme de sa vie soit une prostituée, il n’y a pas une vérité sur ce qu’est la famille.

    La famille est multiple, évolutive : hétérosexuelle, homosexuelle, à deux ou monoparentale, recomposée souvent. Si elle est bien au centre de la question de l’éducation des enfants, elle n’est pas uniforme. C’est la conforter que de permettre la réalisation du mariage pour tous : des modèles différents mais les mêmes droits pour toutes ! Pour les parents, pour les enfants !

    La famille, c’est un projet de vie entre deux êtres qui s’aiment, avec l’envie et l’espoir de devenir parents. L’orientation sexuelle n’a rien à voir là-dedans et il est temps de mettre le droit au diapason !

    Mais on nous rétorque : le Code Civil de 1804… Avec le débat sur le mariage pour tous, nous apprenons que les papistes ne le combattent plus, ils le glorifient… Et que ce monument devrait être à l’image des tables de la loi ou de la bible, gravé dans le marbre une bonne fois pour toutes. Heureusement qu’il n’est déjà plus ce qu’il était il y a plus de deux siècles : le pater familias a disparu, l’infériorité de la femme mariée a été supprimée, le divorce a été reconnu, l’homme et la femme sont égaux, le Pacs y a fait son apparition, les enfants « légitimes » ne sont plus distingués des bâtards que Monsieur faisait à la bonne… Et bon an mal an, nous avons tous survécu à la fin du monde l’année dernière !

    Mais messieurs dames des forces conservatrices, vous devriez être désespérés que le mariage pour tous n’arrive que maintenant ! La France est à la traîne ! Les thuriféraires de la modernité jamais avare d’un commentaire sur ce qui se passe ailleurs lorsqu’il faut attaquer l’Etat-providence et introduire ce qu’il faut de modernité et de libéralisme montrent leur vrai visage : de fieffés conservateurs égoïstes.

    Déjà plus d’une vingtaine de pays bénéficient d’une législation sur le mariage pour tous. Ni la famille ni la protection des enfants ne sont mises en péril. Au contraire, cette dernière sort renforcée par la reconnaissance de la multiplicité des cellules familiales.

    La République, c’est l’égalité.

    La République, c’est pour toutes les familles.

    Alors oui, trois fois oui au mariage pour tous !

     

  • APPEL AU RASSEMBLEMENT DITES OUI à L’EGALITE à QUIMPER PLACE SAINT CORENTIN SAMEDI 19 JANVIER 2013 - 15h

    mariage, égalitéLes 15 et 16 décembre 2012 lors des 18 manifestations partout en France, nous étions 200 000 dans les rues pour dire Oui à l’égalité, pour manifester notre volonté que tous les couples, hétéros comme homos, soient légalisés, pour que tous les enfants vivant dans ces familles aient les mêmes droits, les mêmes protections.


    Lors de sa campagne, le Président de la République François Hollande s’était engagé à lutter sans concession contre toutes les discriminations et à ouvrir de nouveaux droits : droit au mariage civil à tous les couples, extension des possibilités de partage de l’autorité parentale pour protéger les liens entre un enfant et l’adulte qui l’élève sans être son parent biologique ou adoptif, droit à l’adoption aux couples de même sexe, droit pour tous les couples à l’assistance médicale à la procréation,...


    Cette simple mesure d’égalité changera la vie de milliers de familles, elles n’auront plus à expliquer à leurs enfants pourquoi leurs deux parents n’ont pas les mêmes droits sur eux. Par contre, elle ne changera rien dans le quotidien des Français puisque ces situations existent déjà ! Depuis plusieurs mois maintenant, nous constatons une réactivation des discriminations et stigmatisations liées à l’orientation sexuelle, émanant en particulier de personnages publics, religieux et politiques,... faisant écho à une certaine partie de la société française. Cette situation inquiétante nous donne une raison supplémentaire d’encourager et de soutenir le gouvernement, une raison de plus d’être dans la rue pour lutter contre l’homophobie car il est essentiel que nous nous levions aussi pour préparer l’avenir des futures générations françaises dans l’ouverture et le respect de chacun/e. Par notre présence le 19 janvier 2013 à 15h, place Saint Corentin à Quimper, nous demandons au gouvernement, aux députés, aux parlementaires de tenir avec volontarisme et enthousiasme, l’engagement du Président de la République et de voter au plus vite cette loi ouvrant de nouveaux droits tout en luttant contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle.

    Premiers signataires : Rainbow Brest - Ligue des Droits de l’Homme - Homosexualités et Socialisme

     

  • Conférence Economie Sociale et Solidaire et Droits de l'Homme - Concarneau le 15 janvier 2013

    ESS, conférence, LDHA l’heure d’une crise systémique, économique, sociale et environnementale, dans un monde globalisé, l’économie sociale ne peut se présenter comme une alternative à la gestion dominante du travail, du capital, de la biosphère que si la question des droits est immédiatement posée. Et si l’une est de retour et que les autres sont inévitables, pourquoi ne pas les poser ensemble ? 


    Conférence-débat animée par Dominique Guibert, secrétaire général de la Ligue des Droits de l'Homme, le mardi 15 janvier 2013, 20h30 Salle du C.A.C., Concarneau