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  • Le péril jeune à Quimper ?

    halles, gentric, ouest france, jeune, polémique, agressionAprès avoir survécu à la fin du monde, la ville de Quimper découvre avec stupeur une nouvelle menace brandie par quelques commerçants en mal d’explications sur la difficulté d’exercer leurs métiers. Après le transport, c’est le jeune qui constitue le nouveau péril.

    Prenant le prétexte d’une agression, que nous ne pouvons que condamner, la jeunesse devient le nouveau bouc émissaire. Loin d’un discours de vivre ensemble, la stigmatisation d’une catégorie de la population devient le nouveau repoussoir pour certains. A l’heure où solidarité et vivre ensemble sont plus que nécessaires, il y a des discours qui ne peuvent pas être laissés sans réponses.

    La présence de toutes les générations dans ce lieu que sont les Halles de Quimper devrait plutôt être vue comme un signe de vitalité, pas comme un conflit d’usage. La peur dans la jeunesse, c’est le signe d’une société repliée sur elle-même, le signe d’une société qui se plonge dans son passé pour ne pas construire l’avenir.

    Il est temps de se ressaisir. Espérons qu’en 2013, les halles de Quimper brilleront de par la présence de toutes les générations, tournées vers l’avenir, un avenir à construire ensemble….

  • Droit de vote des résidents étrangers, en 2013, c'est la bonne?


    droit de vote.jpgParmi les vœux que l’on peut exprimer pour la nouvelle année, il en est plusieurs dont nous espérons qu’ils ne resteront pas pieux.

    Parmi ceux-là, le droit de vote pour les résidents étrangers constituera autant la réalisation d’une revendication déjà ancienne qu’une prise de température de l’état de notre démocratie.

    Revendication ancienne car elle est mise à l’agenda depuis déjà une trentaine d’année, et sans cesse repoussée. S’il est vrai que la gauche ne bénéficie pas de la majorité des 3/5 au congrès et que l’état de l’opinion sur cette question peut être qualifié de frileux, pour ne pas dire d’hostile, le courage en politique incline à se battre, à convaincre, à monter au filet. Les combats politiques qu’on ne mène pas ne sont jamais gagnés, c’est une évidence ! Lutter contre le climat xénophobe qui s’est emparé de l’Europe et de la France passe par des actions positives, une fierté assumée des valeurs  démocratiques et d’ouverture aux autres, certainement pas par une mise sous le boisseau de toutes les questions qui clivent avec la droite extrême et l’extrême droite. Il faut au contraire occuper l’espace et renverser la vapeur. L’éducation d’un corps politique passe aussi par ce genre de combat.

    Sur le fond, le droit de vote des étrangers va obliger chacun d’entre nous à être interpellé et à se poser la question de ce qui fonde la citoyenneté, ce qui la différencie de la la nationalité, chacun devra également s’interroger sur son rapport à l’autre.

    La citoyenneté est le fait pour une personne d’être reconnu comme membre d’une cité nourrissant un projet commun auquel il souhaite prendre part, citoyenneté à laquelle sont attachés des droits et de devoirs. Parmi les droits, celui de choisir ses représentants, ou dans le cas de la démocratie directe de prendre part à la décision par le vote. Parmi les devoirs, c’est de contribuer aux utilités publiques par le biais des impôts. Si citoyenneté et nationalité se recoupent souvent, elles ne sont pas totalement substituables. Un national peut avoir toutes les prérogatives de la citoyenneté, mais pour de nombreuses raisons (peine judiciaire, âge) les droits qui y sont attachés peuvent être amoindris. Au sein de l’Union Européenne, la nationalité d’un état membre donne accès à une deuxième citoyenneté, l’européenne.  Le citoyen règle ses impôts, ses cotisations sociales qu’il a librement consenties collectivement par le choix de ses représentants. Par ses représentants le citoyen fixe le montant et l’affectation des dépenses publiques ainsi que le produit permettant de les financer, au travers de l’assiette et de la quotité de l’impôt.

    Et c’est là que le bât blesse : des individus participent tous les jours à la vie de la cité, participent au financement de la solidarité nationale mais ne peuvent pas prendre part au choix, notamment locaux.

    Les résidents étrangers, mis à part ceux de l’union européenne, n’ont en effet pas le droit de vote aux élections locales. Certains donnent comme argument que pour bénéficier de la citoyenneté, ces résidents devraient demander la nationalité française. C’est un argument fallacieux qu’une analyse un peu approfondi met en pièce.

    Un résident étranger ne souhaite pas ou ne peut tout simplement pas acquérir la nationalité française. Soit qu’il soit de passage, qu’il souhaite garder sa nationalité car il a conservé la majeure partie de ses intérêts (famille, patrimoine…) dans son pays d’origine ou que tout simplement la loi ne lui offre pas les conditions de devenir français. Mais il contribuera tout autant qu’un national à la vie du pays. A contrario, il est des nationaux qui quittent le pays pour ne pas participer à l’effort de solidarité nationale, les fameux exilés fiscaux, qui conservent cependant le droit de vote, comme quoi le lien national et citoyen n’est pas si évident que cela…

    Ce n’est pas mettre en péril l’édifice démocratique que d’instaurer le droit de vote des résidents étrangers, c’est au contraire le solidifier, en permettant que le corps électoral soit représentatif de ceux qui font les territoires et les bassins de vie au quotidien…

  • Prison : une honte pour la république

    prison, droit, hommeTrois semaines après la remise d'un rapport accablant sur la prison des Baumettes, à Marseille c'est au tour de la prison de Colmar d'être montré du doigt. Ce n'est malheureusement pas la première fois que la France est montrée du droit pour l'état de ces prisons. Des hommes privés de liberté se retrouvent à purger leurs peines dans des lieux insalubres et surpeuplés. Le comité européen de prévention de la torture dénonce depuis 1991 et plus récemment dans un rapport de 2007 faisant suite à des visites menées en 2006, des « traitements inhumains et dégradants », plus particulièrement sur les questions de la santé, du placement à l'isolement et de la surpopulation carcérale.
    En août 2012, la france comptait 57 236 places opérationnelles pour 66 748 écroués détenus (en dehors des 10 104 personnes sous surveillance électronique).

    Dans de telle condition de survie comment envisager une réinsertion ? La recherche de liens avec la société est fondamentale pour la stabilisation sociétale des anciens détenus. Mais de quelle manière rétablir ce lien quand la société méprisse autant l'homme et ses droits.

  • Pour le droit de vote des étrangers

    Signez la pétition : www.droitdevote2014.org

    droit, vote, étrangerEn 1998, les étranger(e)s citoyen(ne)s des pays de l’Union européenne résidant en France ont été admis(es) au vote et à l’éligibilité pour les élections municipales et au Parlement européen.

    En mai 2000, l’Assemblée nationale vote une proposition de loi accordant le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales pour les étranger(e)s extracommunautaires, qui résident légalement sur le territoire depuis cinq ans au moins. Le Sénat, à son tour, le 8 décembre 2011, adopte cette même proposition. Il reste à mettre en oeuvre la révision constitutionnelle nécessaire.

    De nombreux(ses) responsables politiques de gauche, et aussi du centre et de droite, se sont exprimé(e)s en faveur de ce droit.

    En 2012, lors des élections présidentielles et législatives, la nouvelle majorité a inscrit cette réforme dans son programme. Conformément à ses engagements dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre, en juillet puis en septembre, a promis qu’il y aurait un projet de loi en 2013.

    Près de deux millions et demi d’étranger(e)s extracommunautaires vivent et travaillent dans des communes où elles/ils participent à la vie locale et paient des impôts. Nombre d’entre elles/eux sont responsables d’associations, délégué(e)s de parents d’élèves, délégué(e)s syndicaux(cales)...

    La vie locale est un lieu essentiel de la vie démocratique et il n’existe aucune raison pour que toutes celles et tous ceux qui résident sur ces territoires n’y participent pas de façon égale. Il est temps de franchir une nouvelle étape pour l’élargissement du suffrage universel, la démocratie, la cohésion sociale et pour l’égalité des droits.

    Les promesses électorales faites depuis plus de trente ans, approuvées par les électeurs(trices) à au moins quatre reprises, depuis 1981, doivent maintenant être tenues.

  • La LDH Quimper à la marche des Droits de Paris

    mariage, égalitéLe 7 novembre dernier, le projet de loi sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance de l’homoparentalité a été présenté en Conseil des ministres. Dès le lendemain, les auditions parlementaires commençaient à l’Assemblée Nationale. Quatorze ans après le vote du Pacs, la marche législative vers l’Egalité pour toutes et tous reprend enfin.

    La France désigne les lesbiennes, les gays, les bis et les trans (LGBT) comme des citoyennes et citoyens de seconde zone en leur refusant l’égalité d’accès aux droits – et ceci au seul motif de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. 11 pays ont ouvert le droit au mariage pour les couples de même sexe, dont 6 pays membres de l’Union Européenne. La seule conséquence a été l’égalité des droits.

    Ouvrir le mariage et son corollaire l’adoption aux couples de même sexe mariés, comme le prévoit le projet de loi dans son périmètre actuel, est un pas vers la levée des discriminations dont sont aujourd’hui victimes les LGBT. C’est un progrès mais nous ne saurions nous en satisfaire.


    C’est pourquoi une délégation de la section LDH de Quimper a manifesté hier pour l’égalité, pour le progrès social mais aussi contre toutes les discriminations, tous les discours de haine et toutes les formes d’obscurantisme.

  • 2012 : triste année pour la laïcité

    Le_Rire_-_Séparation_de_lEglise_et_de_lEtat-284x300.jpgNous fêtons aujourd'hui les 107 ans de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Malgré cela, il est toujours important de rappeler les principes de cette loi portée par Aristide Briand et Jean Jaurès. 

    Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...] ».

    Par cette loi, l'État manifeste sa volonté de neutralité religieuse mais ne s'exonère pas de ses responsabilités. Il veut « garantir » à chacun les moyens d'exercer librement sa religion dans le respect d'autrui. En 2012 cette loi aura été, à plusieurs reprises, mise à mal notamment au moment de  l'élection présidentielle. L'année avait pourtant bien commencé avec la volonté du candidat, François Hollande, d'inscrire la laïcité dans la constitution, mais cette annonce fût immédiatement suivi d'un renoncement sur la question du concordat. Certains candidats ont même été jusqu'à oublier la neutralité de l'Etat en matière religieuse. Des excès populistes, mettant en cause cette valeur ciment de notre vivre ensemble, ont fait réagir la LDH. Nous retiendrons notamment les paroles du candidat de l'UMP stigmatisant les musulmans, sans parler de la candidate du FN se drapant dans la laicité pour mieux exclure et diviser. Pour finir, nous avons eu dernièrement les propos de l'un des responsables de l'UMP sur les petits pains au chocolat. Ces dérapages successifs doivent nous rappeler que rien n'est jamais acquis. Restons vigilants !