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  • Vidéosurveillance à Plonéour : lettre ouverte au maire

     vidéosurveillance, Plonéour, liberté public, liberticideMonsieur le Maire, 

    La Ligue des Droits de l'Homme de Quimper vient d'apprendre avec stupéfaction que la question de la vidéo surveillance revenait à l'ordre du jour dans votre commune. Le mardi 25 septembre votre conseil municipal s'est prononcer sur l'installation de dispositifs de vidéo-surveillance. Vous y avez d'ailleurs détaillé les zones prioritaires à surveiller :

     

    • la Halle Raphalen, qui reçoit de nombreuses manifestations nécessitant des mesures particulières de gardiennage, ainsi que le bâtiment l'Usine, et les extérieurs,

     

    • la garderie péri-scolaire Pierre Marie Riou et le stade de l'école (notamment les vestiaires en extérieur), - le stade municipal de Pen ar Prat (tribunes et vestiaires en extérieur),

    • les maisons de l’enfance et de la petite enfance (extérieurs),

     

    • l'école élémentaire publique (extérieurs et garderie périscolaire),

     

    • l’ensemble Mairie, Salle polyvalente-restaurant municipal et école maternelle (extérieurs),les services techniques municipaux,

    • les salles omnisports.

     

    Sous les masques rassurants de la « vidéoprotection » et de la « vidéotranquillité », les caméras de surveillance vont donc proliférer dans votre commune. Malgré le faible impact des caméras, jamais durable et vite contourné, vous persistez dans cette voie. Nous tenons à vous rappeler qu'aucune caméra ne peut remplacer la présence humaine. Inefficace et coûteuse, l’inflation de la vidéosurveillance est surtout liberticide. Non seulement l’enregistrement de l’image d’une personne sans son consentement est une atteinte à la vie privée, protégée par la Convention européenne des droits de l’Homme et par l’article 9 du Code civil, mais le projet de suivre en permanence les allées et venues de chacun n’est pas compatible avec une société de libertés.

     

    Prétendre que celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre de la vidéosurveillance, c’est faire de chacun de nous un suspect potentiel qui devra s’expliquer sur sa présence là où on l’a filmé à son insu, remplacer le principe constitutionnel de présomption d’innocence par une logique de contrôle généralisé de la population.

     

    La Ligue des droits de l’Homme de Quimper vous demande de reconcidérer cette question et appelle administré à s’opposer à la mise en place de système de surveillance dans leur commune et à ne pas cautionner cette dérive liberticide.

     

    Stéphane lenoêl

     Président de la LDH Quimper