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  • Droit d'asile et logements

    Communiqué de la LDH

     « Le collectif « Cornouaille Urgence un toit pour tous » appelle à un rassemblement à 18 heures le 13 juin 2012 devant la préfecture autour de quatre revendications :

     

    1 Nous demandons la libération immédiate du couple de Tchéchènes envoyé mardi 12 Juin au centre de rétention de Rennes.

     

    2 Nous demandons à la préfecture de respecter les lois de la république et de loger les demandeurs d'asile.

     

    3 Nous demandons à la mairie de permettre au CCAS de délivrer à nouveau des domiciliations aux demandeurs d'asile, ce qui leur éviterait le passage par un CRA

     

    4 Nous demandons à la municipalité de rétablir dans les plus brefs délais l'électricité dans la maison occupée par le collectif « urgence un toit pour tous ». »

     

    Si la LDH soutient la démarche d’interpellation de l’État sur les conditions de prise en charge des demandeurs d’asile et la demande de libération du couple de tchétchènes, elle souhaite clarifier certains éléments qui aujourd’hui rendent le dossier illisible et la pleine adhésion de la LDH impossible à rejoindre le rassemblement du 13 juin 2012.

     

    Ainsi la LDH demande :

    - la libération immédiate du CRA des deux demandeurs d’asiles tchétchènes, et de faire la lumière sur la procédure en cours à leur encontre,

    - à l'État de prendre ses responsabilités en matière de prise en charge des demandeurs d'asile et notamment l'obligation de loger les demandeurs d'asile durant l'instruction de leur dossier et sollicite à cet effet une rencontre avec le préfet ou l'un de ses représentants pour échanger sur cette problématique.

    - à l'État de débloquer des fonds pour permettre aux associations et notamment l'AFTAM de faire face aux situations qui leurs sont présentées, leur permettant notamment de pouvoir procéder à la domiciliation des demandeurs d'asiles.

    - à la commune et au CCAS de clarifier et d'expliquer sa position sur la suspension des domiciliations et sollicite un entretien à cet effet.

     

    Sur le fond, la réquisition d'un bâtiment pour mettre face à ses responsabilités l'État peut être une bonne stratégie. Cependant la LDH ne comprend pas que la réquisition n'ait pas eu comme objectif l’occupation d’un bâtiment appartenant à l'État ou au secteur privé vacant. L'État aurait été mis au pied du mur, et aurait du se prononcer sur cette réquisition d'une manière ou d'une autre.

    En occupant un bien communal c'est un coup d'épée dans l'eau qui risque de compliquer la tache des acteurs du dossier, des mécanismes d'assistance existant entre le CCAS et le collectif droit d'asile jusqu'alors et notamment de prise en charge de cautions et de loyers pour le compte du collectif droit d’asile.

    Cependant, la problématique du logement doit être traitée, il en va de la dignité des demandeurs d’asile et du respect des principes dont se prévaut la République. Elle ne peut l’être qu’en mettant autour de la table l’ensemble des acteurs, ce que nous proposerons aussi bien aux services de l’État qu’aux différents acteurs (Commune, CCAS, Collectif droit d’asile…).